« Banlieues : pour un retour de la République »

Publié le

 

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Discours de Marine Le Pen lors de la Convention thématique Marine 2017 du mardi 15 novembre 2017

Merci à tous,

Merci à tous les intervenants de cette convention,

Merci aux membres du Collectif Banlieues Patriotes pour la qualité de leurs propositions et pour leur travail de terrain.

Je suis heureuse que nous puissions prendre le temps, avant la campagne, de parler d’un sujet aussi délicat que celui de nos banlieues, en ayant le temps de développer honnêtement nos idées et en évitant toute caricature.

C’est un sujet délicat, car comme tout sujet que le pouvoir politique a sciemment laissé de côté depuis des décennies, il est devenu un point névralgique.

Un point sensible qui réagit au moindre choc.

La France a mal à ses banlieues.

Les fantômes des émeutes de 2005 ressurgissent au moindre trouble à l’ordre public. Nous ne pouvons pas laisser la France ainsi fracturée.

Si nous voulons véritablement une France apaisée, il faut donc traiter cette question à la fois avec une précision pointilleuse et une volonté bienveillante.

Nous devons le faire dans l’intérêt de la nation. La France des oubliés, ce sont aussi ces quartiers relégués et à la dérive.

Il s’y trouve des voyous que nous neutraliserons sans pitié, mais il s’y trouve aussi et surtout des Français abandonnés, qui n’ont pas pour eux les masses d’argent de la politique de la ville, pour une raison simple : cet argent est gaspillé dans le clientélisme.

On a laissé partir à volo les banlieues de nos villes.

Pire encore, certains politiques se sont nourris de cette décomposition, en vrais charognards.

Certaines puissances étrangères aussi.

Le clientélisme y est roi, plus que dans toute autre partie de la France. Ajoutez à cela le communautarisme, la radicalisation religieuse et le chômage de masse, et vous disposez là d’une véritable bombe.

Et quand vous êtes face à une bombe, vous avez deux solutions : soit vous essayez de la désamorcer, soit vous la faites exploser.

Les autres dirigeants politiques, qui ont abandonné l’idée même de nation française, ont décidé de la faire exploser. Je suis la seule qui veut la désamorcer.

Je suis la seule qui veut éviter le chemin du pire, et qui veut proposer une voie d’apaisement.

Tous les multiculturalistes, tous les chantres de l’identité heureuse, tous les faux durs, les vrais mous, tous les Tartuffes de l’idéologie du vivre-ensemble, tous ceux-là jouent aux apprentis sorciers.

En voulant défaire la France, ils préparent l’affrontement des Français entre eux. Nous ne pouvons pas nous permettre de les laisser continuer leur œuvre mortifère.

C’est pour rétablir la paix civile, qui est le bien le plus précieux d’une nation, que nous devons prendre à bras le corps le problème des banlieues françaises.

Notre plan est simple : il comprend trois volets.

Premièrement, rétablir l’ordre républicain dans les banlieues. Deuxièmement, déraciner le fondamentalisme islamiste pour préserver les enfants des banlieues de toute dérive, et notamment les femmes et les filles.

Troisièmement, ouvrir de nouvelles perspectives de développement économique à cette jeunesse pour qu’elle participe à la prospérité de la France de demain.

Commençons par le rétablissement de l’ordre, sans lequel rien n’est possible.

Mon objectif consiste à retranscrire ce que je nomme le « vive-en-paix » dans nos quartiers.

Certaines banlieues sont devenues des zones de non-droit où l’on applique plus la loi de la République. Les premières victimes de cet état sont les habitants de ces mêmes banlieues, souvent terrorisés par des caïds qui font régner la loi du plus fort.

L’Etat a abdiqué face à cette menace.

Il ne se donne plus les moyens de protéger les Français.

Je rappelle ce chiffre, connu de tous, mais pourtant toujours aussi ahurissant : Nicolas Sarkozy a supprimé 12 500 postes de policiers sous son mandat.

Ce même Nicolas Sarkozy qui, sur RMC il y a quelques jours, disait être fier d’avoir supprimé des postes de policiers en temps de crise, parce que cela prouvait qu’il était un homme responsable ! Il est fier de ses fautes !

Il suffit pourtant d’un gramme de bon sens pour comprendre qu’en temps de crise, la sécurité est la DERNIERE chose sur laquelle il faut faire des économies.

Et ce n’est pas François Hollande qui a changé quoique ce soit à cette hémorragie, puisque sur les 9000 postes qu’il avait promis, il n’en a pourvu que 390.

Du côté de nos forces de douane, le constat est tout aussi catastrophique : 4000 postes supprimés sur les dix dernières années.

Qu’on ne s’étonne plus ensuite que nos frontières, qui sont plus trouées qu’une tranche de gruyère, laissent passer des milliers de kalachnikovs qu’on retrouve dispersés dans toutes les banlieues du pays, ou la drogue qui la gangrène.

Le rétablissement de nos forces de police et de nos forces de douane est donc la condition sine qua non de toute résolution du problème de la sécurité de nos banlieues.

A cela s’ajoute d’autres mesures immédiates, comme la présomption de légitime défense pour les policiers, et l’application réelle des peines de prison inférieures à 5 ans.

L’Etat ne doit seulement arrêter de reculer, il doit avancer ! Il doit restaurer l’ordre sur un territoire qu’il n’a pas le droit d’abandonner. Car non seulement, en abandonnant ce territoire, il met en danger les villes françaises, mais il ne respecte pas non plus son devoir de protection des habitants de ces quartiers.

Après le rétablissement de l’ordre, sans lequel tout futur est inenvisageable, il faut creuser plus profondément jusqu’à la racine du mal.

Il faut déraciner cette idéologie qui gangrène les banlieues et qui se nourrit de la faiblesse humaine, l’idéologie salafiste. Le salafisme ne naît pas par génération spontanée.

Il a des relais, il a des porte-voix, il a des financements. Les banlieues françaises n’étaient pas destinées à devenir le terreau du radicalisme.

Et elles ne sont pas destinées à le rester.

Pour préserver la jeunesse de nos banlieues de cette lobotomie qu’est le salafisme, il faut la préserver de ces relais de la haine. C’est une bataille idéologique.

Nous devons assécher le marais du salafisme, et pour cela il y a des moyens simples.

Nous devons fermer les mosquées radicales, puisque Monsieur Cazeneuve, qui l’avait pourtant promis avec ses airs de premier flic de France, n’a pas été capable de le faire.

Nous devons expulser les prêcheurs de haine, qui aujourd’hui exposent leurs thèses négationnistes, misogynes, homophobes ou christianophobes dans des réunions publiques en Seine-Saint-Denis sans que cela ne semble inquiéter personne à par nous.

Nous devons dissoudre l’UOIF, qui est le cache-nez du radicalisme islamiste en France, et qui a servi jusqu’ici de cheval de Troie à des revendications politico-religieuses,

Il faut contraindre les réseaux délétères des frères musulmans qui essayent, avec la bienveillance de nombreux candidats actuels à la présidentielle,

Et après ces mesures immédiates, et qui pourtant n’ont jamais été mises en place, il reste une mesure à plus long terme, tout aussi fondamentale que les autres : nous devons interdire le financement des lieux de culte par des fonds étrangers, et notamment le financement des centres cultuels ou culturels par le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Nous devons également lutter contre la corruption de certains élus locaux qui rendent possible par leurs agissements l’infiltration de ces puissances étrangères sur le territoire national.

A cette fin je propose la mise en place d’un corps d’inspection contre la corruption de la vie politique locale chargé en particulier de détecter le clientélisme et les contournements à la loi de 1905 sur la Laïcité.

Je le répète : les banlieues ne sont pas destinées à rester des viviers du salafisme. Ce n’est pas une fatalité.

Nous pouvons faire sortir la jeunesse des banlieues des griffes de l’idéologie. Nous pouvons leur redonner un avenir. Un avenir français. Mais pour cela, il faut tarir la source du problème. Et quoi de mieux pour cet objectif que de recréer à terme un nouveau Service National pour nos jeunes filles et garçons, encadrés à partir d’une armée rétablie dans ses moyens et remise au coeur de la formation du citoyen.

Enfin, si nous réussissons à rétablir l’ordre et à tarir les sources de la radicalisation, notre tâche ne sera pas terminée pour autant.

Si nous ne voulons pas que les banlieues redeviennent une nouvelle fois une zone de non-droit, nous devons les faire participer à la prospérité économique d’une France souveraine.

Ceci, disons-le, ne sera possible qu’en rétablissant d’abord la sécurité, tant la délinquance et l’insécurité sont des obstacles majeurs à tout développement économique.

En effet, ce n’est pas l’économie parallèle des dealers et des trafiquants qui doit y régner, mais l’économie réelle des entrepreneurs, des nouvelles industries, des PME, des artisans, des commerçants et de tout ce qui fait le tissu économique et social de la France, La banlieue est comme l’ensemble de la France, bourrée de jeunes talents qui ne cherchent qu’à exprimer leurs capacités.

Alors que la politique de la ville est un puits sans fond où l’Etat perd une somme d’argent monstrueux pour des résultats inexistants, il est possible d’allouer cet argent dépensé inutilement de manière beaucoup plus efficace, en soutenant la création d’entreprise et en facilitant la vie des PME de nos banlieues.

Une fiscalité des entreprises plus juste permettra aussi de voir éclore des start-up qui aujourd’hui peinent à survivre.

Ainsi, ma dernière proposition ce jour est la création d’un fonds d’intervention pour les start-up, car je sais qu’il y a beaucoup de gens qui veulent entreprendre et créer dans les quartiers.

Enfin, si nous voulons véritablement en finir avec cette image de la banlieue à la marge du développement économique, il faudra en finir avec l’idée même de banlieue dans nos têtes, et notamment à Paris. Parlons simplement de France !

Je suis volontariste. Je ne crois pas à la fatalité d’un destin sur lequel il serait impossible d’agir.

Je ne crois pas que les banlieues françaises soient vouées à une déchéance toujours plus grande, je ne crois pas que les enfants de l’immigration soient voués à rester aux marges de la nation.

Je crois qu’il est possible de refaire l’unité de la France et de tous les Français, mais cela ne peut passer que par l’affirmation forte de quelques vérités trop longtemps oubliées : la nation est le cadre intangible dans lequel nous pouvons agir et abandonner ce cadre est une voie sans issue. L’ordre est la condition de la prospérité économique et celle-ci doit être soutenue. L’amour de la France est le fondement de toute vie collective pacifique.

Ces vérités sont simples, mais ce qui est simple n’est pas forcément facile.

Nous n’avons pas choisi la voie de facilité. Mais nous avons choisi la voie de l’action, donc de l’espoir, et il faut nous en rendre dignes.

Vive le Collectif Banlieues Patriotes, vive la République, et vive la France !

Front National

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