Aggravation en 2016 du déficit du commerce extérieur de la France : les vraies raisons

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Communiqué de Presse de Thibaut de la Tocnaye , Dirigeant-fondateur d’entreprises industrielles, Conseiller régional PACA, Membre du Conseil Stratégique « Marine 2017 » du 08/02/2017

Le déficit de la balance commerciale de la France s’est encore détérioré en 2016 passant à 48,1 milliards d’euros par rapport à 45 milliards d’euros en 2015. En fait, excepté l’énergie, absolument tous les secteurs sont touchés : biens intermédiaires, produits agricoles, produits manufacturiers,…

Il est important de noter que nos ventes au sein de l’Union Européenne, qui représentent environ 60 % de nos exportations et qui sont censées être favorisées par l’absence de frontières et la monnaie unique ont stagné en 2016 (+ 0,3 % en 2016 pour + 2,3 % en 2015).

D’un point de vue structurel, il est fondamental de constater que le nombre d’entreprises exportatrices a diminué de 0,6 % en 2016 pour atteindre le chiffre de 124 100 à comparer à 300 000 pour l’Allemagne et 200 000 pour l’Italie. Enfin, il est utile de noter que sur la zone euro, le prix moyen des exportations françaises a baissé de – 1,4 % entre 2011 et 2016 alors que celui des exportations allemandes a augmenté de + 1,3 %. En clair la compétitivité « coût » a évolué plus favorablement pour la France que pour l’Allemagne pour un résultat final défavorable à celle-là au niveau de la balance commerciale…

En cherchant à déterminer les causes profondes du déficit chronique de notre balance commerciale, il apparaît donc que la compétitivité de nos entreprises ne peut être la seule incriminée mais bien plus le nombre dramatiquement bas de nos entreprises exportatrices et ce, par rapport à l’Allemagne, l’Italie mais aussi la Finlande, la Suède, la Suisse, les Pays-bas…

Et alors, il convient de pointer du doigt les deux faiblesses endémiques de la France : le manque d’ETI (Entreprises à Taille Intermédiaire) et la disparition de nos industries qui sont justement les deux facteurs-clés de toute exportation.

Voilà pourquoi dans ses 144 engagements, Marine le Pen privilégie d’une part la réindustrialisation de la France (Etat-stratège, augmentation de 30% de la Recherche publique, Fonds souverain adossé à la CDC,…) et le soutien massif aux PMI (IS à 24%, patriotisme économique, protectionnisme intelligent ciblé par sous-filières,…) pour justement leur permettre d’atteindre enfin la taille critique des ETI.

 
 
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