Collectif Culture libertés et Création

L’ossuaire de Douaumont devenu une arène du jeu Pokemon Go…

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Ossuaire de Douaumont

Communiqué de presse de Gabriel Robin, SG du CLIC du 05/08/2016

Pokémon Go déclenche l’hystérie.

La chasse virtuelle est ouverte, et pas un endroit ne pourra y échapper. Ainsi, le Pokémon Smogo, appartenant à la e des Pokémon émettant des gaz toxiques, a été aperçu au musée de l’Holocauste de Washington. Plus précisément au mémorial Helena Rubinstein, dédié aux témoignages des rescapés des chambres à gaz. Ce quiproquo de mauvais goût a été rendu possible par la technologie utilisée par la société Niantek, automatisant la présence des Pokémon en fonction de mots clés…

Aujourd’hui, c’est l’ossuaire de Douaumont qui est dénaturé, colonisé par ces créatures chimériques, et transformé en « arène de combat » pour les « dresseurs ».

Pour fêter les vingt ans de la juteuse franchise nippone, la Pokemon Company a eu l’idée, assez géniale, admettons-le, d’utiliser les nouvelles possibilités offertes par les technologies de réalité « augmentée ». Il est désormais commun d’assister à des regroupements de centaines de personnes, les yeux rivés sur les écrans de leur téléphone mobile à la recherche de Pokémons. La prouesse technique remarquable doit être saluée.

Espérons que demain, elle soit utilisée pour des activités culturelles, plutôt qu’uniquement ludiques. Cependant, il ne faut pas tout mélanger : le jeu Pokemon Go n’a pas sa place dans les endroits de mémoire.

Nous avons livré bataille pour que les commémorations entourant le centenaire de Verdun soient dignes, sans le rappeur Black M. Nous n’avons été exaucés qu’à moitié, puisque le footing sur les tombes était absolument indigne du moment.

Exigeons que Pokemon Go soit interdit à l’ossuaire de Douaumont, par égard pour la mémoire des combattants français qui y reposent.

CLIC