Collectif Racine

L’Ecole des oubliés

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Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine du 12/09/2017

Durant la campagne présidentielle, les porte-paroles d’Emmanuel Macron pour les questions scolaires, à défaut d’un conseiller éducation clairement identifié, portaient en étendard le projet d’abaisser le nombre d’élèves à 12, dans les CP et CE1 des établissements és REP+ (les plus sensibles de l’ « éducation prioritaire »).

En soi, la mesure partiellement mise en œuvre depuis s’entend : là où il est devenu très difficile d’enseigner, les effectifs gagnent sans doute à être restreints. Pour autant, en envisageant les difficultés sous le seul angle des effectifs, cette mesure pourrait s’ajouter à toutes celles ayant déjà bénéficié à l’ « éducation prioritaire », toutes s’étant révélées aussi coûteuses qu’inefficaces.

Pis, c’est au détriment des écoles rurales que ce conséquent effort en faveur des « établissements sensibles » est consenti. De nombreuses petites communes, de cette France des oubliésque nous, nous n’oublions pas, de Moselle (Coin-lès-Cuvry), de Vendée (Lairoux) et d’ailleurs, nous parviennent des appels de détresse de parents confrontés à des fermetures de es.

Ce gouvernement, largement porté aux responsabilités par la bourgeoisie des grandes métropoles, sacrifiera-t-il un peu plus nos campagnes ? Car une école rurale dont on ferme les es, c’est une commune qu’on accule à une mort certaine, quand la détresse des parents démunis ne rencontre souvent aucun écho.

C’est au contraire, pour nous, un devoir que de leur en donner un !

Collectif Racine

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Mettre un terme au désarroi des familles face à l’enseignement public

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Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine du 05/01/2017

Une étude récente de la DEPP* met en exergue deux phénomènes tendanciels ayant connu une forte accélération au cours des derniers mois : la baisse des effectifs dans les collèges publics, de plus en plus de familles se tournant vers le privé, d’une part, et de l’autre, la baisse du taux de redoublement en seconde, laquelle s’accompagne d’une augmentation sensible du nombre d’élèves s’orientant vers la voie technologique.

Ce double phénomène constitue l’indice parfaitement clair de ce que les dernière réformes, celle du collège en particulier, ont encore dégradé un système scolaire qui se portait déjà bien mal. Les familles fuient le collège Valls-Vallaud-Belkacem, où l’on instruit encore moins qu’auparavant, quand la suppression progressive du redoublement conduit toujours plus d’élèves à s’orienter par défaut et les condamne souvent à l’échec.

Que les familles, souvent dépassées par des réformes qui déroutent le bon sens, soient rassurées. Avec Marine Le Pen, l’Ecole publique qui, gratuite, doit être l’Ecole pour tous, quand les spécificités de l’Ecole privée, elles, doivent être préservées, sera refondée sur ses missions essentielles : transmettre le savoir en maintenant la notation chiffrée et, le cas échéant, le redoublement. Elles pourront ainsi, tout en demeurant libres de leur choix, sans réserve lui confier leurs enfants.

* Note d’information n°41 (décembre 2016) de la DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Education nationale).

Collectif Racine

Quand des lycéens n’en peuvent plus du laxisme scolaire

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Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine, conseiller régional des Pays de la Loire du 01/12/2016

L’Inspection académique de Loire-Atlantique semble dépassée par l’inédit de la situation, le proviseur de l’établissement invoque la « bienveillance » dont il s’agit, selon elle, de toujours faire preuve en matière éducative, les élèves du lycée professionnel Albert Chassagne de Paimbœuf (44) n’en pouvant plus du laxisme régnant dans leur établissement, ont osé réclamer que des sanctions soient prononcées à l’encontre de ceux de leurs condisciples, fauteurs de troubles, qui les empêchent d’étudier dans la sérénité.

La situation, aussi exceptionnelle soit-elle, souligne que la permissivité et le laxisme, nourris de psychologie et de sociologie, sciences très incertaines, prétendant pourtant tout expliquer et conduisant par là à tout excuser, ont décidément fait long feu. Et le proviseur confessant que tout cela lui « fait très peur », n’exprime rien d’autre que la déroute de ses propres modèles hérités de 68. Car, dans une société de plus en plus violente et face un avenir de plus en plus angoissant, c’est d’ordre dont les élèves ressentent le besoin.

Ce besoin d’ordre, nous y répondrons par des mesures adaptées : il s’agira d’abord de restaurer l’autorité des enseignants en les rétablissant dans leur mission d’instruction, de sanctuariser ensuite tous les établissements qui doivent être protégés de la violence sociale, d’instaurer enfin la tolérance zéro relativement à tout acte répréhensible, en veillant à ce que toute sanction soit effectivement appliquée, avec placement éventuel dans un autre établissement doté d’internat, et transmission systématique au procureur de la République dans les cas relevant de qualification pénale.

Front National

Communiqué de Presse d’Alain Avello, Président du Collectif Racine du 04/11/2016

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« Revaloriser la voie professionnelle », voilà tout à la fois un lieu commun et un vœu pieux des gouvernements successifs, qu’entonnaient encore en chœur, hier soir, les candidats à « la primaire de la droite et du centre » — que n’ont-ils, dans l’exercice des responsabilités, agi effectivement en ce sens, au lieu de laisser se dégrader l’enseignement professionnel, au point qu’il est largement perçu et souvent vécu comme une voie de relégation ?

En l’espèce comme toujours, les solutions pourtant existent, pour peu que la volonté politique ne fasse défaut. Et elles supposent de renouer avec la méritocratie républicaine qui doit, dans l’enseignement professionnel aussi, instiller le sens de l’effort et de l’excellence. D’ailleurs, depuis 1995, le Concours général des lycées est également ouvert aux « métiers », et le JO du 1er novembre publiait la liste des disciplines professionnelles ouvertes à la session 2016.

C’est dans cet esprit qu’une réforme en profondeur s’impose. Si elle exigera de mieux déterminer l’offre des formations en fonction des besoins réels du marché du travail, elle devra parallèlement convertir l’enseignement professionnel à la culture de l’excellence, par la création de es préparatoires professionnelles débouchant sur des Grandes écoles des métiers. Ces formations d’élite répondront à l’impératif d’une plus grande justice sociale comme à l’exigence d’excellence technique dans toutes les spécialités. Il en va du rayonnement mondial que la France doit retrouver.

Front National

 

Sauver l’Ecole !

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Lettre ouverte du Collectif Racine aux enseignants de France du 31/08/2016

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Chers collègues,

Une nouvelle année scolaire commence, et vous vous apprêtez à retrouver le chemin des salles de cours, à faire la connaissance de nouvelles es et la rencontre de nouveaux élèves.

Cette année encore, vos compétences et votre dévouement seront largement sollicités et, parfois, mis à rude épreuve, tant sont nombreux les dysfonctionnements que connaît aujourd’hui notre système scolaire, graves les difficultés qu’il rencontre et angoissantes les perspectives qu’il ouvre pour l’avenir.

C’est que l’École républicaine de la transmission, de l’égalité des chances et de la promotion sociale s’est trouvée progressivement entravée dans ses missions, sous l’impulsion de quarante années de réformes contre-productives (la loi Haby instaurant le « collège unique » date de 1975), quand l’actuelle réforme du collège ne fera, c’est hélas certain, que de détruire un peu plus ce qui fonctionnait déjà bien mal.

Parallèlement, notre métier d’enseignants est devenu de plus en plus difficile et s’est progressivement vidé de son sens. C’est ce que révèlent le mal-être croissant qui sévit dans notre profession comme la crise des vocations qu’elle connaît auprès des jeunes. Et l’on ne peut malheureusement que comprendre leurs hésitations à embrasser une carrière aux rémunérations insuffisantes, où parvenir à l’estime de soi est de surcroît plus qu’incertain : la prise en main des es relève, dans bien des contextes, de la gageure, sans même garantir, quels que soient les efforts individuellement consentis, de parvenir à agir contre un échec scolaire massif, face auquel les taux démagogiques d’admis et de mentions au Bac, par exemple, n’illusionnent plus personne.

Face à ces sombres constats, nous nous sommes pourtant résolus à ne céder à aucun fatalisme !

D’abord, l’évidence d’un diagnostic s’est imposée à nous : ces réformes qui ont effondré notre système scolaire, elles ont été conduites tour à tour par tous les gouvernements successifs, PS comme UMP, et avec les mêmes effets délétères : toujours moins de transmission, toujours plus d’échec scolaire et des inégalités croissantes.

La certitude ensuite de ce qu’à l’heure où ces partis ne promettent qu’à nouveau Sarkozy ou Hollande, Juppé ou Valls, ils poursuivront inéluctablement les mêmes politiques scolaires que celles conduites par le passé, en perpétuant et amplifiant le pire pour notre Ecole et les enfants et les jeunes qui lui sont confiés.

La conviction enfin, renforcée en cette année présidentielle, de ce que le grand plan de sauvetage dont l’Ecole a tant besoin ne pourra être mis en œuvre que par une personnalité nouvelle dans l’exercice des responsabilités, ayant la volonté politique nécessaire, et de grandes ambitions pour l’avenir de la France et de sa jeunesse.

C’est pourquoi le soutien que nous apportons à Marine Le Pen depuis plus de deux ans se prolongera en participation active à sa campagne présidentielle : nous lui remettrons prochainement le fruit de nos réflexions — nos « 100 propositions pour l’Ecole de demain » –, afin de nourrir son projet pour la France.

Nous nous adressons donc à vous en cette rentrée, au moment où, chez de plus en plus d’enseignants, le bon sens finit par triompher des clichés éculés et des vieux réflexes, pour que vous vous associez vous aussi aux espoirs que nous portons.

Collectif Racine

La sécurité à l’école ne relève pas de la culture

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Laupiès Tarascon

Communiqué de Valérie Laupiès, vice-présidente du Collectif Racine du 25/08/2016

La ministre de l’Education nationale accompagnée de Bernard Cazeneuve, a détaillé mercredi 24 août, plusieurs mesures devant permettre aux écoles de s’adapter à la menace terroriste. L’une d’elle consiste à ce que les enseignants organisent un exercice de sécurité simulant une intrusion dans leur établissement, sous la houlette du directeur.

Cet exercice a en fait déjà été réalisé après l’attentat du Bataclan. Il s’est avéré particulièrement anxiogène pour les enfants de l’école primaire notamment, sans que le directeur puisse véritablement mettre en place les conditions de sécurité adéquates. En effet, dans la plupart des écoles, le directeur se doit à la fois d’être dans sa classe pour enseigner et à la fois se doit de gérer l’alerte et le confinement de l’ensemble des élèves de l’établissement, élèves de 2 à 10 ans.

D’autre part, ce n’est pas « la volonté affirmée de développer dans l’institution scolaire une culture pérenne de la gestion du risque et de la sécurité » de Mme Najat Valaud Belkacem, qui va faire des enseignants, des professionnels de la sécurité. En effet, assurer la sécurité publique est un métier, ce n’est pas une culture.

Bref, il n’est pas certain que les dernières incantations de notre gouvernement aient rassuré les parents, les élèves et les enseignants, à quelques jours de la rentrée. D’autant plus que ces consignes sont totalement contradictoires avec celles passées auparavant par les ministres de l’Education nationale durant des décennies, à savoir que l’école devait être à tout prix « ouverte sur le monde ».

Bac 2016 : la fuite en avant continue

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Communiqué de Gilles Ardinat, Secrétaire départemental du Collectif Racine de l’Hérault, professeur agrégé d’histoire-géographie du 11/07/2016

Le ministère de l’Education nationale vient de rendre publics les résultats du baccalauréat 2016. Une fois encore, le taux de réussite établit un record avec 88.5% d’admis. La part des candidats reçus avec mention est elle aussi en forte hausse : presque la moitié (48.5%) des lauréats a une moyenne supérieure ou égale à 12/20. Nous assistons donc à une double inflation : augmentation constante du nombre de bacheliers (632.700 cette année contre 167.300 en 1970) et du nombre d’élèves bénéficiant d’une mention.

Chacun sait que cette distribution massive du baccalauréat ne correspond pas à une amélioration du niveau scolaire, bien au contraire. Il s’agit pour nos gouvernants d’atteindre des objectifs purement quantitatifs : 80% d’une génération au niveau bac (slogan imposé par le PS dans les années 1980) ; la moitié d’une génération diplômée de l’enseignement supérieur (volonté de l’Union Européenne depuis le sommet de Lisbonne en 2000).

Ces objectifs chiffrés, arbitraires et sans lien avec les besoins du marché de l’emploi, sont à l’origine d’une fuite en avant généralisée. Quasi-disparition des redoublements avant la terminale, baisse des exigences disciplinaires, contrôle continu (CCF), consignes d’indulgence adressées aux jurys, possibilité de conserver ses notes supérieures à 10/20 pendant plusieurs années, options ne pouvant qu’ajouter des points : tout est fait pour gonfler les statistiques du baccalauréat.

Cette politique du chiffre, parfaitement démagogique, a de graves conséquences. D’abord, cette massification conduit à une dévalorisation du diplôme. Le baccalauréat, malgré son coût important (1 milliard d’euros), n’est plus une garantie d’excellence. Par exemple la maîtrise de l’orthographe n’est plus requise. Ensuite, ce système induit une perte d’autorité pour les enseignants face à des élèves qui savent pertinemment qu’ils obtiendront facilement leur diplôme. Enfin les cohortes de nouveaux bacheliers contribuent à l’engorgement croissant des facultés, avec une proportion d’échec très importante pour les étudiants.

Le Collectif Racine dénonce depuis sa création cette approche quantitative et dogmatique. Nous proposons d’inverser cette tendance au « bac pour tous » par une double politique : rétablissement d’une exigence forte pour le baccalauréat afin de restaurer son prestige et de désengorger les universités ; redéploiement des effectifs vers les filières courtes, notamment l’apprentissage, de manière à former notre jeunesse de manière efficace. Cette stratégie de bon sens, susceptible d’obtenir l’adhésion des enseignants et des parents d’élèves, a une finalité : replacer le mérite (aujourd’hui sacrifié sur l’autel du chiffre) au centre de notre système d’éducation.

Collectif Racine