Collectif Racine

Suite au rapport PIRLS, démonstration de force du service communication de M. Blanquer

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Forum Ecole et Nation

Communiqué du Forum Ecole et Nation du 05/12/2017

Mardi 5 décembre, l’IEA* (Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire) a rendu public son dernier rapport. Réalisé en 2016 auprès d’un large échantillon d’écoliers de 10 ans (niveau CM1) dans 50 pays développés, ce document souligne les très graves carences du système scolaire français. Bien qu’il faille toujours rester prudent face aux ements internationaux (qui, par leur approche chiffrée, ont forcément des biais méthodologiques), le rapport PIRLS** est accablant pour notre pays. ée seulement 34e, la France est l’un des seuls pays où le niveau de lecture baisse (par rapport à la précédente étude datée de 2011/2012). Ce ement, dont les conclusions ont été largement médiatisées, corrobore les observations de nombreux enseignants.

Face à cette nouvelle alerte, les services de M. Blanquer ont organisé un contre-feu médiatique immédiat : conférence de presse du Ministre et diffusion d’un plan com’ intitulé « maîtriser le français : une exigence pour tous ». Le ministère souhaite montrer qu’il répond rapidement et massivement au rapport PIRLS. Les visuels et les slogans vantent « une réponse d’urgence » et « un volontarisme pédagogique pour tous les élèves ».

Pourtant le long catalogue des mesures ne comporte presque aucune annonce nouvelle et se contente de compiler toutes les décisions prises par M. Blanquer bien avant la publication du rapport : dédoublement des es de CP/CE1 des réseaux prioritaires, création d’un conseil scientifique (présidé par M. Dehaene), nomination d’une nouvelle Présidente du CSP (après la démission de M. Lussault), opération « un livre pour les vacances », la maternelle décrétée « école du langage », recours aux « stages de réussite » pendant les vacances, dispositif devoirs faits… Ces mesures, dont certaines sont intéressantes, ne sont pas réellement une réaction au constat fait par l’IEA.

Quant à la promesse d’une dictée quotidienne, il faut rester très prudent car une telle annonce a déjà été faite en 2015 et n’a jamais été mise en œuvre. Sans grande originalité, ce plan annonce la tenue de conférences (sur « la production d’écrits par les élèves », sur la maternelle, sur le rôle des ATSEM…), la rédaction de « recommandations » (sur la pratique quotidienne de la lecture, l’orthographe, la grammaire, sur le choix des manuels…), la production de supports pédagogiques et une énième modification de l’évaluation des élèves.

De telles mesures, prévues pour la plupart avant la conférence de presse de M. Blanquer, ne sont pas forcément inutiles mais ont démontré depuis des décennies leurs limites.

Cette communication tous azimuts ne doit pas faire oublier l’essentiel : notre système éducatif est en crise profonde, résultat des politiques calamiteuses menées par les gouvernements successifs. Ecole & Nation se félicitera de toutes les mesures positives qui pourront être prises par Jean-Michel Blanquer mais restera extrêmement vigilant quant à la réalité de sa politique. Le plan « maîtriser le français : une exigence pour tous » démontre que le nouveau ministre est un communiquant très actif. Cependant les Français sont en droit d’attendre des résultats concrets. C’est pour contrôler ces résultats et pour apporter notre contribution que nous nous mobilisons dès vendredi 8 décembre autour de Marine Le Pen.

Pour consulter la méthodologie du rapport PIRLS (texte en anglais) : https://timssandpirls.bc.edu/publications/pirls/2016-methods.html

* International Association for the Evaluation of Educational Achievement.

** Progress in International Reading Literacy Study.

Forum Ecole et Nation

 

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L’Ecole des oubliés

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avello-fn

Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine du 12/09/2017

Durant la campagne présidentielle, les porte-paroles d’Emmanuel Macron pour les questions scolaires, à défaut d’un conseiller éducation clairement identifié, portaient en étendard le projet d’abaisser le nombre d’élèves à 12, dans les CP et CE1 des établissements és REP+ (les plus sensibles de l’ « éducation prioritaire »).

En soi, la mesure partiellement mise en œuvre depuis s’entend : là où il est devenu très difficile d’enseigner, les effectifs gagnent sans doute à être restreints. Pour autant, en envisageant les difficultés sous le seul angle des effectifs, cette mesure pourrait s’ajouter à toutes celles ayant déjà bénéficié à l’ « éducation prioritaire », toutes s’étant révélées aussi coûteuses qu’inefficaces.

Pis, c’est au détriment des écoles rurales que ce conséquent effort en faveur des « établissements sensibles » est consenti. De nombreuses petites communes, de cette France des oubliésque nous, nous n’oublions pas, de Moselle (Coin-lès-Cuvry), de Vendée (Lairoux) et d’ailleurs, nous parviennent des appels de détresse de parents confrontés à des fermetures de es.

Ce gouvernement, largement porté aux responsabilités par la bourgeoisie des grandes métropoles, sacrifiera-t-il un peu plus nos campagnes ? Car une école rurale dont on ferme les es, c’est une commune qu’on accule à une mort certaine, quand la détresse des parents démunis ne rencontre souvent aucun écho.

C’est au contraire, pour nous, un devoir que de leur en donner un !

Collectif Racine

Mettre un terme au désarroi des familles face à l’enseignement public

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classe-elementaire

Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine du 05/01/2017

Une étude récente de la DEPP* met en exergue deux phénomènes tendanciels ayant connu une forte accélération au cours des derniers mois : la baisse des effectifs dans les collèges publics, de plus en plus de familles se tournant vers le privé, d’une part, et de l’autre, la baisse du taux de redoublement en seconde, laquelle s’accompagne d’une augmentation sensible du nombre d’élèves s’orientant vers la voie technologique.

Ce double phénomène constitue l’indice parfaitement clair de ce que les dernière réformes, celle du collège en particulier, ont encore dégradé un système scolaire qui se portait déjà bien mal. Les familles fuient le collège Valls-Vallaud-Belkacem, où l’on instruit encore moins qu’auparavant, quand la suppression progressive du redoublement conduit toujours plus d’élèves à s’orienter par défaut et les condamne souvent à l’échec.

Que les familles, souvent dépassées par des réformes qui déroutent le bon sens, soient rassurées. Avec Marine Le Pen, l’Ecole publique qui, gratuite, doit être l’Ecole pour tous, quand les spécificités de l’Ecole privée, elles, doivent être préservées, sera refondée sur ses missions essentielles : transmettre le savoir en maintenant la notation chiffrée et, le cas échéant, le redoublement. Elles pourront ainsi, tout en demeurant libres de leur choix, sans réserve lui confier leurs enfants.

* Note d’information n°41 (décembre 2016) de la DEPP (direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’Education nationale).

Collectif Racine

Quand des lycéens n’en peuvent plus du laxisme scolaire

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avello-fn

Communiqué de presse d’Alain Avello, président du Collectif Racine, conseiller régional des Pays de la Loire du 01/12/2016

L’Inspection académique de Loire-Atlantique semble dépassée par l’inédit de la situation, le proviseur de l’établissement invoque la « bienveillance » dont il s’agit, selon elle, de toujours faire preuve en matière éducative, les élèves du lycée professionnel Albert Chassagne de Paimbœuf (44) n’en pouvant plus du laxisme régnant dans leur établissement, ont osé réclamer que des sanctions soient prononcées à l’encontre de ceux de leurs condisciples, fauteurs de troubles, qui les empêchent d’étudier dans la sérénité.

La situation, aussi exceptionnelle soit-elle, souligne que la permissivité et le laxisme, nourris de psychologie et de sociologie, sciences très incertaines, prétendant pourtant tout expliquer et conduisant par là à tout excuser, ont décidément fait long feu. Et le proviseur confessant que tout cela lui « fait très peur », n’exprime rien d’autre que la déroute de ses propres modèles hérités de 68. Car, dans une société de plus en plus violente et face un avenir de plus en plus angoissant, c’est d’ordre dont les élèves ressentent le besoin.

Ce besoin d’ordre, nous y répondrons par des mesures adaptées : il s’agira d’abord de restaurer l’autorité des enseignants en les rétablissant dans leur mission d’instruction, de sanctuariser ensuite tous les établissements qui doivent être protégés de la violence sociale, d’instaurer enfin la tolérance zéro relativement à tout acte répréhensible, en veillant à ce que toute sanction soit effectivement appliquée, avec placement éventuel dans un autre établissement doté d’internat, et transmission systématique au procureur de la République dans les cas relevant de qualification pénale.

Front National

Communiqué de Presse d’Alain Avello, Président du Collectif Racine du 04/11/2016

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« Revaloriser la voie professionnelle », voilà tout à la fois un lieu commun et un vœu pieux des gouvernements successifs, qu’entonnaient encore en chœur, hier soir, les candidats à « la primaire de la droite et du centre » — que n’ont-ils, dans l’exercice des responsabilités, agi effectivement en ce sens, au lieu de laisser se dégrader l’enseignement professionnel, au point qu’il est largement perçu et souvent vécu comme une voie de relégation ?

En l’espèce comme toujours, les solutions pourtant existent, pour peu que la volonté politique ne fasse défaut. Et elles supposent de renouer avec la méritocratie républicaine qui doit, dans l’enseignement professionnel aussi, instiller le sens de l’effort et de l’excellence. D’ailleurs, depuis 1995, le Concours général des lycées est également ouvert aux « métiers », et le JO du 1er novembre publiait la liste des disciplines professionnelles ouvertes à la session 2016.

C’est dans cet esprit qu’une réforme en profondeur s’impose. Si elle exigera de mieux déterminer l’offre des formations en fonction des besoins réels du marché du travail, elle devra parallèlement convertir l’enseignement professionnel à la culture de l’excellence, par la création de es préparatoires professionnelles débouchant sur des Grandes écoles des métiers. Ces formations d’élite répondront à l’impératif d’une plus grande justice sociale comme à l’exigence d’excellence technique dans toutes les spécialités. Il en va du rayonnement mondial que la France doit retrouver.

Front National

 

Sauver l’Ecole !

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Lettre ouverte du Collectif Racine aux enseignants de France du 31/08/2016

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Chers collègues,

Une nouvelle année scolaire commence, et vous vous apprêtez à retrouver le chemin des salles de cours, à faire la connaissance de nouvelles es et la rencontre de nouveaux élèves.

Cette année encore, vos compétences et votre dévouement seront largement sollicités et, parfois, mis à rude épreuve, tant sont nombreux les dysfonctionnements que connaît aujourd’hui notre système scolaire, graves les difficultés qu’il rencontre et angoissantes les perspectives qu’il ouvre pour l’avenir.

C’est que l’École républicaine de la transmission, de l’égalité des chances et de la promotion sociale s’est trouvée progressivement entravée dans ses missions, sous l’impulsion de quarante années de réformes contre-productives (la loi Haby instaurant le « collège unique » date de 1975), quand l’actuelle réforme du collège ne fera, c’est hélas certain, que de détruire un peu plus ce qui fonctionnait déjà bien mal.

Parallèlement, notre métier d’enseignants est devenu de plus en plus difficile et s’est progressivement vidé de son sens. C’est ce que révèlent le mal-être croissant qui sévit dans notre profession comme la crise des vocations qu’elle connaît auprès des jeunes. Et l’on ne peut malheureusement que comprendre leurs hésitations à embrasser une carrière aux rémunérations insuffisantes, où parvenir à l’estime de soi est de surcroît plus qu’incertain : la prise en main des es relève, dans bien des contextes, de la gageure, sans même garantir, quels que soient les efforts individuellement consentis, de parvenir à agir contre un échec scolaire massif, face auquel les taux démagogiques d’admis et de mentions au Bac, par exemple, n’illusionnent plus personne.

Face à ces sombres constats, nous nous sommes pourtant résolus à ne céder à aucun fatalisme !

D’abord, l’évidence d’un diagnostic s’est imposée à nous : ces réformes qui ont effondré notre système scolaire, elles ont été conduites tour à tour par tous les gouvernements successifs, PS comme UMP, et avec les mêmes effets délétères : toujours moins de transmission, toujours plus d’échec scolaire et des inégalités croissantes.

La certitude ensuite de ce qu’à l’heure où ces partis ne promettent qu’à nouveau Sarkozy ou Hollande, Juppé ou Valls, ils poursuivront inéluctablement les mêmes politiques scolaires que celles conduites par le passé, en perpétuant et amplifiant le pire pour notre Ecole et les enfants et les jeunes qui lui sont confiés.

La conviction enfin, renforcée en cette année présidentielle, de ce que le grand plan de sauvetage dont l’Ecole a tant besoin ne pourra être mis en œuvre que par une personnalité nouvelle dans l’exercice des responsabilités, ayant la volonté politique nécessaire, et de grandes ambitions pour l’avenir de la France et de sa jeunesse.

C’est pourquoi le soutien que nous apportons à Marine Le Pen depuis plus de deux ans se prolongera en participation active à sa campagne présidentielle : nous lui remettrons prochainement le fruit de nos réflexions — nos « 100 propositions pour l’Ecole de demain » –, afin de nourrir son projet pour la France.

Nous nous adressons donc à vous en cette rentrée, au moment où, chez de plus en plus d’enseignants, le bon sens finit par triompher des clichés éculés et des vieux réflexes, pour que vous vous associez vous aussi aux espoirs que nous portons.

Collectif Racine