Communiqué du FN

L’Union européenne fait des choix désastreux en matière de Défense

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Communiqué de presse de Marine Le Pen du 25/05/2018

Avec la création d’un fonds de défense, l’Europe s’engage vers une triple voie néfaste pour la Défense nationale des Etats européens et de leurs industries d’armement:

1. Elle ouvre (grâce à Mme Grossetête) la voie des financements européens aux entreprises extra-européennes qui ont investi en Europe dans l’armement, soit par acquisition soit par association. Rafael, missilier israélien concurrent du missilier franco-britannique, MBDA, aura ainsi droit à des fonds européens via sa société Dynamit Nobel (en Allemagne) ou Eurospike (aux Pays-Bas); idem pour Elbit (Belgique, Roumanie, France) et IAI; les sociétés américaines bénéficieront des mêmes accès aux financements.

2. Elle va désormais gérer la Défense comme une politique commune alors qu’elle est (art. 346 du Traité de Lisbonne) une prérogative des Nations: insidieusement, grâce à la création prochaine d’une DG Défense, elle empiétera de plus en plus sur le domaine régalien des Etats : aujourd’hui la R&D, demain les acquisitions et après-demain, les exportations ? Tel est le plan de la Commission.

3. Elle réduira l’effort national, puisque cette R&D est directement issue des contributions nationales. Ce qui sera pris au budget national, ira ainsi aux entreprises étrangères installées en Europe.

Il faut impérativement réaffirmer le caractère national irréfragable de la Défense en Europe; consolider et élargir le domaine de l’article 346 et exclure catégoriquement la R&D, les acquisitions, les fusions/acquisitions et les exportations de ce périmètre européen. Il est et doit demeurer la prérogative des Etats.

Si ceux-ci veulent coopérer, c’est à eux de décider en commun des doctrines, des spécifications, de l’organisation industrielle et des budgets, comme l’a très bien rappelé le dernier rapport de la Cour des comptes à ce sujet.

Front National

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Droit de réponse de M. Jean-François Jalkh, Délégué national aux affaires juridiques, suite à l’article du Parisien du 25 mai 2018

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Droit de réponse de Jean-François JalkhDélégué national aux affaires juridiques, suite à l’article du Parisien du 25 mai 2018

La législation électorale impose à chaque candidat d’établir un compte de campagne retraçant, « selon leur origine, l’ensemble des recettes perçues et, selon leur nature, l’ensemble des dépenses engagées ou effectuées en vue de l’élection » (art. L. 52-12 du code électoral). Ce compte est examiné par une Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) composée de neuf hauts magistrats. « Elle approuve et, après procédure contradictoire, rejette ou réforme les comptes de campagne » (art. L. 52-15).

L’exhaustivité des recettes et des dépenses est un impératif majeur destiné à s’assurer de la transparence des financements électoraux. L’omission et la sous-estimation substantielles de dépenses sont en conséquence lourdement sanctionnées par la CNCCFP.

Madame Le Pen a donc veillé à retracer dans son compte toutes les dépenses qu’elle avait engagées ou effectuées en vue de l’élection, à charge pour la CNCCFP de déterminer si celles-ci devaient ou non donner lieu à un remboursement public.

Comme le souligne la Commission dans son huitième rapport d’activité (page 32), la tâche de cette dernière est moins aisée qu’il n’y parait : « C’est à la commission d’apprécier le caractère électoral d’une dépense. Or le législateur n’a pas donné de définition claire de la dépense électorale. L’article L.52-4 du code électoral modifié par l’ordonnance de 2003 parle de « dépenses engagées en vue de l’élection » alors que dans son ancienne version il parlait de « dépenses occasionnées ». L’article L. 52-12 du code électoral parle à la fois de « dépenses engagées ou effectuées » ce qui renvoie à deux notions différentes en termes comptables. »…

Comme vous le soulignez dans votre article, la Commission n’a relevé aucune irrégularité et à accordé à Madame Le Pen la totalité du remboursement public auquel elle pouvait prétendre. Elle a toutefois refusé de reconnaitre aux intérêts d’emprunt des prêts demandés par la candidate pour sa campagne le caractère de dépense électorale alors que ces prêts ont été contractés et utilisés exclusivement et spécifiquement pour l’élection !

Comme vous l’indiquez, il s’agit de la plus grosse réformation décidée par la Commission (plusieurs centaines de milliers d’euros). Mais contrairement à ce que vous affirmez, cette réformation n’a pas été prononcée en raison du montant « trop élevé » des intérêts mais par principe, la CNCCFP considérant que les intérêts des prêts demandés à un parti n’étant pas des dépenses électorales, quelque soit le taux (voir son mémento pour la présidentielle, édition 2016, version consolidée au 29 avril 2016, page 24). Il est regrettable que pas une ligne n’ait évoqué la différence de traitement en matière d’intérêts entre ceux qui ont eu accès aux prêts bancaires et ceux qui en ont été privés, ce qui a constitué un problème démocratique majeur lors de la présidentielle.

Pour le reste, la Commission a été amenée à poser à la candidate des questions sur différentes dépenses (sondages, frais de transports, contrats de travail et salaires, dépenses de communication ou d’imprimerie) sur une longue période électorale qui a duré une année. Dans la plupart des cas, la CNCCFP a validé le montant des dépenses à la suite des explications apportées par la candidate.

Aucun élément ne justifie le ton accusateur ou artificiellement indigné utilisé par l’article (en quoi le fait que les salaires représentent 20% du budget global est-il « scandaleux » par exemple ?), le code électoral n’imposant aux candidats aucun quota par type de dépenses.

Front National

La France en marche vers l’austérité : une note de Bercy aux ordres de la Commission européenne

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Commission européenne

Communiqué de presse de Steeve Briois et Dominique Bilde, Députés européens du 24/05/2018

Dans le cadre du semestre européen, la Commission européenne a rendu publiques le 23 mai ses recommandations aux États membres.

En ce qui concerne la France, la Commission européenne a décidé la clôture de la procédure pour « déficit excessif » en cours depuis 2009 et encourage le gouvernement d’Emmanuel Macron à ne pas freiner les réformes.

Si la France est effectivement sortie de cette procédure, c’est uniquement au prix de politiques d’austérité qui ont été mises en place par Emmanuel Macron dès son élection et qui se poursuivront.

C’est d’ailleurs le sens des recommandations formulées par la Commission européenne qui préconise à la France de s’attaquer au salaire minimum à des fins de compétitivité, d’uniformiser le régime des retraites, de diminuer la dépense publique et plus particulièrement les prestations sociales ou encore de faire un effort tout particulier en matière d’emploi pour les personnes issues de l’immigration.

Il n’est donc pas étonnant que Bercy propose dans une note interne de programmer l’austérité pour nos compatriotes en s’attaquant à un certain nombre de ces prestations. Ainsi, l’allocation aux adultes handicapés, l’allocation personnalisée pour l’autonomie, les APL, les bourses, le RSA, le minimum vieillesse, la prime d’activité, les prestations familiales sont dans le viseur du gouvernement qui obéit servilement aux injonctionsde la Commission européenne.

L’avenir que nous prépare la Commission européenne et le gouvernement d’Emmanuel Macron est particulièrement morose puisqu’il débouchera sur une casse sociale inédite pour notre pays !

Les familles, les personnes âgées, les es moyennes, les précaires, étudiants, salariés… personne ne sera épargné !

Steeve Briois et Dominique Bilde dénoncent l’absence de résistance de nos dirigeants français face à l’austérité que veut nous imposer la Commission européenne et demandent au gouvernement d’Emmanuel Macron dene pas appliquer ses recommandations.

Front National

Persécution record des automobilistes en 2017 : le gouvernement doit mettre un STOP au racket !

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Limitation 80kmh

Communiqué de presse de Bruno Bilde, député du Pas-de-Calais du 24/05/2018

Le dernier rapport de la Cour des comptes sur la mission contrôle de la circulation et du stationnement routier nous informe que les recettes dégagées en 2017 par les PV routiers ont atteint le montant record de 1,97 milliard d’euros dont 1,01 milliard d’euros lié aux seuls radars automatiques. Cela représente une hausse de 9% par rapport à 2016. Conséquence directe, le nombre de retraits de points a augmenté de 35% entre 2016 et 2017 pénalisant bon nombre de Français contraints d’utiliser leur véhicule chaque jour notamment pour aller travailler.

Ces chiffres confirment une inquiétante constante. Depuis des années, les automobilistes sont devenus les vaches à lait des gouvernements de droite et de gauche. Entre des péages toujours plus chers, des radars fixes transformés en machines à sous et l’augmentation du stationnement en centre-ville, les usagers de la route subissent un acharnement intolérable. En ce domaine comme dans bien d’autres, le « nouveau monde » d’Emmanuel Macron ne rompt pas avec les vieilles méthodes. Bien au contraire, son gouvernement a déjà fait des automobilistes une cible privilégiée avec l’augmentation du diesel (+10 centimes le litre) et de l’essence (+4 centimes le litre) et le coût du contrôle technique (+20%).

Il va intensifier sa chasse cet été avec la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes bidirectionnelles et la mise en place de radars embarqués. Ces deux mesures vont matraquer en priorité les habitants de la ruralité.

Le Front National condamne avec force ce racket organisé par l’Etat qui cherche à remplir ses caisses sans lutter véritablement contre l’insécurité routière. Pour preuve, le rapport de la Cour des comptes précise que la hausse du nombre de PV n’a pas endigué la hausse du nombre de blessés hospitalisés en 2017 (+1,8%). Il est à prévoir que les panneaux à 80 n’abaisseront malheureusement pas la mortalité.

Plutôt que de traiter tous les conducteurs comme des délinquants, le Front National propose d’axer sur la prévention et la répression des comportements à risques comme la consommation d’alcool et de drogue au volant.

Il demande en outre que les recettes liées aux PV soient exclusivement affectées à la sécurité routière ou reversées pour la rénovation des routes départementales. En 2017, 438,8 millions d’euros ont été captés par l’Etat pour son désendettement.

Front National

Gouvernement Lega-M5S : une bonne nouvelle pour l’Italie, une mauvaise nouvelle pour Bruxelles !

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Nicolas Bay PE tribune

Communiqué de Nicolas BayVice-Président du FN, Co-Président du groupe ENL au Parlement européen du 23/05/2018

La Lega, mouvement allié du FN, est parvenue à conclure un accord gouvernemental avec le « Mouvement 5 étoiles » (Movimento Cinque Stelle – M5S). Les dirigeants des deux partis vainqueurs des récentes élections italiennes, Matteo Salvini (Lega) et Luigi di Maio (M5S) se sont ainsi entendus tant sur la base programmatique de ce nouveau gouvernement que sur la désignation du chef de celui-ci, qui sera Guiseppe Conte.

Saluons tout d’abord le sens de la responsabilité et de l’intérêt général de Matteo Salvini qui a choisi une solution pragmatique, tout en tenant ferme sur les positions qu’il entend voire défendues par ce gouvernement.

Rappelons que si des divergences existent bien entre la Lega et le M5S, ce mouvement siège au Parlement européen dans le groupe parlementaire créé par le UKIP britannique. Ce gouvernement sera donc naturellement enclin à faire primer les intérêts des Italiens d’abord, dans un esprit d’indépendance à l’égard des injonctions des commissaires de Bruxelles.

Après l’Autriche, l’Italie est désormais le deuxième pays dans lequel des alliés directs du FN participent au gouvernement. Incarnant l’avenir du continent, l’Europe des Nations se construit et s’affirme peu à peu, face à une Union européenne en fin de course.

Page Facebook de Nicolas Bay

Non, la fonction publique n’est pas à vendre !

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Communiqué de presse de Marine Le Pen du 22/05/2018

Des milliers de fonctionnaires sont descendus dans la rue ce jour pour dénoncer le projet de loi du gouvernement visant à démanteler les services publics, poursuivant ainsi les politiques d’affaiblissement de la puissance publique entamées sous Nicolas Sarkozy et poursuivies sous le quinquennat de François Hollande.

Salaires, effectifs, statut, c’est l’ensemble de ce corps d’état qui est condamné à être dépecé selon les oukases de la Commission européenne.

Dans la droite ligne de ses engagements de campagne visant à supprimer 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 sous le prétexte de procéder à des économies, Emmanuel Macron inscrit sa démarche dans une logique purement idéologique, accélérer l’avènement d’une société totalement dérégulée, où l’intérêt général et le principe de solidarité nationale seraient bannis et dans laquelle l’Etat abandonnerait toutes ses missions au marché, à la privatisation à outrance, à la loi du tout-argent.

Cette réforme est inique et socialement injuste, car elle va frapper durement et fragiliser durablement les fonctionnaires qui servent l’Etat, les collectivités locales, les hôpitaux et qui remplissent dans des conditions toujours plus précaires les missions essentielles du service au public.

Le gel du point d’indice entamé sous le gouvernement de François Fillon et maintenu sous le gouvernement de François Hollande, dans lequel siégeait Emmanuel Macron, est l’illustration dramatique de cette logique comptable qui préside aux décisions prises au plus haut niveau de l’Etat.

Cette politique de l’abandon durement ressentie par les fonctionnaires accentue non seulement la détérioration de leur pouvoir d’achat, mais également de leurs conditions de travail.

Elle condamne de plus les plus fragiles de nos compatriotes et notamment ceux de la ruralité à l’isolement, en les privant d’écoles, de maternités, d’hôpitaux, de bureaux de poste, de forces de l’ordre…

Ce saccage de la fonction publique ne saurait être toléré plus longtemps. Si chacun s’accorde sur la nécessité de faire des économies, c’est sur la mauvaise dépense publique qu’il faut agir (coût de la politique massive d’immigration, lutte contre la fraude sociale, financement pharaonique du budget européen, fonctionnement onéreux des intercommunalités et des grandes collectivités territoriales) et non sur le dos des agents de la fonction publique dont le rôle et la mission ne sauraient être marchandés au nom des injonctions et politiques austéritaires imposées par l’Union européenne.

Front National

Question écrite de Ludovic Pajot, Député du Pas-de-Calais, sur la dégradation des conditions de travail des fonctionnaires de police

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Ludovic Pajot AN

M. Ludovic Pajot attire l’attention de M. le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, sur les conditions de travail particulièrement éprouvantes des fonctionnaires de police.

L’actualité vient rappeler tous les jours la difficulté croissante d’exercer des fonctions dans la police. Les policiers subissent au quotidien des situations de stress, de tension et de fatigue nerveuse psychologiquement éprouvantes. Pour autant, leurs conséquences ne font pas l’objet d’une attention particulière ou personnalisée de la part des pouvoirs publics. Les policiers blessés dans leurs fonctions sont souvent si peu soutenus que certains vivent cet abandon de l’État comme une sorte de seconde maltraitance.

La multiplication des suicides est un autre signe de la situation de mal-être qui peut parfois régner parmi les personnels de police. Elle doit alerter les pouvoirs publics sur la gravité de la situation, d’autant qu’elle atteint au-delà de la sécurité de voie publique aussi des services plus spécifiques comme récemment la protection des hautes personnalités. L’État qui est soumis à des obligations d’employeur pour la santé au travail, ne peut s’en désintéresser et continuer à ignorer ce risque psychologique. Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les dispositions qu’il entend engager pour évaluer précisément ce phénomène et les mesures qu’il compte prendre pour y remédier.

Front National