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Emmanuel Macron favorable au voile islamique lors des sorties scolaires

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Forum Ecole et Nation

Communiqué de presse du Forum Ecole et Nation du 16/04/2018

Dimanche 16 avril, à l’occasion de son entretien « un an à l’Elysée », Emmanuel Macron s’est dit favorable à la présence de mères voilées lors des sorties scolaires. Sur ce point, il se démarque donc de son ministre de l’Education qui s’était montré beaucoup plus réticent. Jean-Michel Blanquer considère à juste titre que les accompagnatrices doivent respecter le principe de laïcité de l’Ecole républicaine.

Jean-Michel Blanquer désavoué

Emmanuel Macron a qualifié la position de son ministre de « conviction personnelle » et s’est rangé assez lâchement derrière les jurisprudences du Conseil d’Etat.

Affirmant que « nous devons collectivement être intelligents » face à ce type de revendications, le Président a indiqué au sujet des mères voilées : « elles sont citoyennes, elles ont leur identité, elles sont là et la société [contrairement à l’Etat] n’est pas laïque et leur permet d’avoir le voile ».

Un nouveau signal de faiblesse de l’Etat

Emmanuel Macron reconnaît pourtant que le voile « n’est pas conforme à la civilité » de notre pays et qu’il instaure « une différence, une distance, une séparation » malsaine entre les hommes et les femmes. Mais il refuse, par conformisme idéologique, d’envoyer un signal de fermeté aux islamistes. Pourtant, la loi de 2004 sur les signes religieux a démontré que l’Etat, lorsqu’il est doté d’une volonté politique, peut apporter des solutions de bon sens face au communautarisme grandissant. Ce manque de courage du Président est préjudiciable pour l’Institution scolaire (qui transige avec ses principes), pour les élèves (qui constateront dès leur plus jeune âge l’existence d’une laïcité à géométrie variable) et pour les femmes (que M. Macron prétend pourtant « émanciper »).

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Rapport Villani-Torossian : des pistes intéressantes, une mise en oeuvre très imprécise

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Communiqué de Michel Lecadocteur en physique, retraité de l’Education Nationale, ingénieur en informatique, chevalier des palmes académiques et référent Ecole & Nation pour la Corse du 20/02/2018

Le 12 févier 2018, Cédric Villani (député de la majorité « En Marche ») et Charles Torossian (inspecteur général) ont rendu à Jean-Michel Blanquer un rapport intitulé « 21 mesures pour l’enseignement des mathématiques ». Ce rapport doit en théorie permettre de rehausser le niveau des élèves français, épinglé par de nombreuses études nationales et internationales.

Observons d’abord que, sur le fond, le rapport s’occupe principalement de l’enseignement des mathématiques à l’école primaire. Il s’agit donc de l’apprentissage de l’arithmétique et de la géométrie. Cela est méritoire mais ne propose pratiquement rien sur l’enseignement des mathématiques dans le secondaire. Le rapport a également le mérite de reconnaître les insuffisances chroniques de l’enseignement dispensé par l’Education Nationale depuis des décennies, mais sans en cerner les causes réelles. Ce n’est pas une désaffection des élèves pour les maths qui explique leur bas niveau, mais plutôt les continuelles réformes de programmes et les aberrations pédagogiques mises en œuvre, notamment par la gauche, depuis trop longtemps.

On constate avec plaisir que le rapport préconise quelques mesures de bon sens, comme le retour au calcul mental, aux automatismes, à la répétition, à la rédaction et à la verbalisation, qui étaient la base de l’enseignement d’avant 1968. On apprécie aussi la reconnaissance de la formation insuffisante des professeurs des Ecoles, dont beaucoup, issus de filières littéraires, ont des difficultés à enseigner cette matière fondamentale. La volonté d’évaluer les manuels scolaires part aussi d’une bonne intention, car c’est bien la disparité et l’imprécision de leur contenu qui a contribué à entretenir la confusion dans l’esprit des élèves.

On trouve en revanche dans ce rapport un certain nombre de phrases creuses : « Inclure … les maths dans la priorité nationale », « proposer …un module… de réconciliation », « assurer … une place importante aux maths », « expérimenter … la mise en place de laboratoires de mathématiques », qui tiennent plus de l’incantation que de propositions efficaces. MM. Villani et Torossian cèdent parfois à la démagogie au sujet de l’égalité femmes-hommes. Outre les solutions de bon sens vues plus haut, le rapport propose des mesures moins réalistes comme :

– La formation continue des enseignants. Mais qui seront les « super enseignants » capables d’instruire leurs collègues et comment empêcher que ce temps de formation n’affecte le temps passé devant les élèves ? En outre le coût d’un tel programme de formation n’est pas budgété.

– L’expérimentation de méthodes nouvelles. Ce qui signifie remettre à plus tard la résolution du problème et perpétuer la culture des réformes qui est une des causes principales de la chute du niveau des élèves.

– Les activités périscolaires. Les enseignants se plaignent déjà de la multiplication de telles activités car elles dispersent l’attention des élèves et grèvent le temps réel de l’apprentissage.

– La création d’un poste d’expert chargé du suivi et de la mise en œuvre des préconisations de ce rapport. Ce serait une bonne idée si cet expert dispose des moyens et de l’autorité nécessaires pour imposer les préconisations. Quand on sait que toutes les expériences tentées pour améliorer l’Education Nationale ont échouées, on peut douter de la réalisation de cette mesure. Quant aux préconisations à édicter, encore faut-il qu’elles soient parfaitement définies, ce que ne fait pas le rapport actuel.

En résumé, le point faible de ce rapport est qu’il s’obstine à proposer de nouvelles expérimentations, renouant ainsi avec l’aventurisme soixante-huitard, au lieu de simplement revenir à l’enseignement traditionnel qui avait fait notre force, jadis, lorsque tous les pays copiaient notre système éducatif.

C’est pourquoi nous proposons, pour remonter le niveau de nos élèves, de réappliquer les anciennes méthodes d’éducation, celles que la gauche avait fait disparaître au profit d’un pédagogisme mortifère. Quelques actions simples permettront d’atteindre facilement ce but: s’inspirer des manuels d’avant 1968, faire travailler les enseignants sur ces manuels, utiliser les exercices qui y figurent, pratiquer le « par cœur » et la répétition.

C’est avec ces méthodes simples et naturelles que le pays retrouvera le niveau qu’il avait quand elles étaient appliquées !

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Une contestation légitime de la réforme du bac, pas de la sélection à l’Université !

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Communiqué d’Arnaud de Rigné, étudiant en Master Carrières publiquessecrétaire départemental adjoint du FN44 du 04/02/2018

À l’appel d’organisations syndicales, des manifestations ont eu lieu dans toute la France ce jeudi 1er février, pour dénoncer la réforme du bac et le Plan étudiants concoctés par Jean-Michel Blanquer. Comment ces organisations syndicales, qui ont pour la plupart appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle, peuvent-elles ignorer que le candidat élu avait programmé ces réformes ?

La contestation de la réforme du bac est légitime, dans la mesure où elle rompt l’anonymat et l’équité de traitement devant l’examen, en favorisant le « contrôle continu ». Sans compter que les enseignants pourraient subir des pressions si les notes sont trop basses au cours de l’année. En revanche, la sélection à l’Université, elle, pourrait résoudre des problèmes majeurs de notre système éducatif. Le taux d’échec en première année de Licence, qui avoisine les 60%, est souvent facteur de décrochage pour les primo-étudiants. Une dose de sélection permettrait de mieux orienter les néo-bacheliers, puisque le bac n’est plus un facteur de sélection.

Ecole & Nation soutient les mesures qui visent à davantage de méritocratie républicaine : « la sélection des meilleurs par la promotion de tous », comme le disait Paul Langevin, doit être plus que jamais d’actualité.Force est de constater que, si le Plan étudiants, bien que très incomplet, propose certaines mesures allant dans le bon sens, la réforme du bac risque d’aggraver encore les problèmes que nous connaissons au lycée.

De toute évidence, l’engagement militant dans l’enseignement est très mal assuré. À Nantes, zadistes et syndicats gauchisants défilent côte à côte pour dénoncer la réforme sans en comprendre véritablement l’enjeu. L’engagement au service d’une Ecole fondée sur la valorisation du mérite et la transmission des savoirs se fait de toute évidence au travers du Front National avec Ecole et Nation d’une part, et le Collectif Marianned’autre part.

Forum Ecole et Nation

Réforme du baccalauréat : le Forum Ecole et Nation demande à être reçu par J.M. Blanquer

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Forum Ecole et Nation

Communiqué de presse du Forum Ecole et Nation du 26/01/2018

Le « rapport Mathiot », consacré à la réforme du baccalauréat, a été rendu public mercredi 24 janvier. Ce document, qui reproche au baccalauréat actuel d’être « complexe, lourd et peu lisible », ne répond aucunement aux objectifs de simplification qu’il affiche. De nombreux points essentiels restent en suspens, M. Mathiot proposant plusieurs possibilités, notamment l’introduction du contrôle continu ou l’annualisation(c’est-à-dire la flexibilisation) du temps de travail des enseignants.

L’introduction de 40% de contrôle continu, à laquelle nous sommes fermement opposés*, pourrait laisser la place à des « épreuves ponctuelles » qui auraient lieu tout au long de l’année, ce qui reviendrait à échelonner les épreuves et non à en réduire le nombre. Quant à la possibilité pour les lycéens de changer certaines matières au cours de leur scolarité, elle induit un alourdissement considérable de l’organisation des établissements ainsi qu’une modulation des services des enseignants (entre 16 et 20 heures hebdomadaires). Sur ces thèmes, M. Mathiot évoque plusieurs options et ne dissipe ni le flou, ni la complexité de sa vision du baccalauréat. En outre, aucune répartition horaire précise ne vient illustrer ce rapport, qui n’indique que des pourcentages dans la note finale du bac. Cette imprécision est totale au sujet des baccalauréats technologiques dont le contour n’est pas du tout expliqué.

Le « rapport Mathiot » donne donc une impression d’inachevé et de précipitation, ce qui est d’autant plus inquiétant que Jean-Michel Blanquer souhaite finaliser sa réforme dans seulement trois semaines. En effet, le ministre consultera les acteurs de l’éducation d’ici le 14 février, date à laquelle il annoncera ses arbitrages. Compte tenu des enjeux et du flou qui entoure les travaux de Pierre Mathiot, nous demandons à M. Blanquer de nous auditionner afin de nous permettre de présenter notre vision du baccalauréat. Notre Forum, émanation d’un des principaux partis politiques français représente des millions d’électeurs et donc de parents d’élèves. Nous avons toute l’expertise et la légitimité pour participer à cette réforme à laquelle nous souhaitons être associés.

Front National

Pourquoi le « plan étudiant » du gouvernement Philippe est-il voué à l’échec ?

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Forum Ecole et Nation

Communiqué du Forum Ecole et Nation du 15/12/2017

Mardi 12 décembre, l’Assemblée nationale a débattu du projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants. Ce texte fait suite à l’annonce, samedi 30 octobre, d’un vaste « plan étudiant » porté par Edouard Philippe (1er ministre), Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur) et Jean-Michel Blanquer (ministre de l’Education nationale). Ce  « plan étudiant »  est censé réduire le taux d’échec massif en licence (plus de 60%) et améliorer l’orientation des néo-bacheliers.

Certaines mesures de ce plan vont dans le bon sens comme la suppression du tirage au sort (qui constituait un véritable scandale) ou la fin programmée du régime de sécurité sociale étudiant (inefficace et noyauté par la gauche via LMDE*). Le renforcement de l’aide à l’orientation en terminale est bienvenu même si certains points ressemblent fort à des effets d’annonce : les professeurs sont d’ores et déjà très mobilisés sur cette question et n’ont pas attendu ce projet de loi pour « accompagner l’orientation au lycée ».

Malheureusement, Edouard Philippe n’est pas allé jusqu’au bout de sa démarche et refuse de faire le bon diagnostic. En effet, le problème central dont souffre notre Université, c’est-à-dire la massification à marche forcée des études supérieures, n’est absolument pas abordé. Depuis 1985, l’idéologie socialiste du « bac pour tous » (« amener 80 % d’une e d’âge au niveau du baccalauréat ») a en réalité poussé notre système éducatif dans une fuite en avant, l’augmentation du nombre de diplômés étant en grande partie obtenue par une baisse du niveau. Ainsi, le nombre de bacheliers est passé de 250.000 en 1985 à près de 640.000 en 2017. Sur cette période le taux de réussite dans les filières générales et technologiques est passé de 65% à 90% avec une inflation du nombre de mentions.

Le baccalauréat professionnel, dont le principe de départ était excellent, a été dévoyé. Il a perdu sa vocation initiale (l’accès à l’emploi) et fait de plus en plus figure de sésame pour l’échec à l’Université. Par pure démagogie, la gauche a donc enclenché un cercle vicieux : l’abaissement du niveau du bac entraine mécaniquement un engorgement des Universités. Rien dans le « plan étudiant » n’est prévu pour enrayer cet affaissement généralisé.

Le gouvernement de M. Philippe ne traite donc que les conséquences du problème (l’échec massif en licence) et refuse, par conformisme idéologique, de s’attaquer à leur cause principale (la distribution démagogique d’un baccalauréat de moins en moins exigeant). Le gouvernement pourra donc multiplier les moyens dévolus à l’orientation (comme la désignation d’un 2e professeur principal en terminale) ou prévoir des aménagements en 1ere année à l’Université, il ne réglera pas le problème de fond. Le changement de logiciel d’affectation des élèves (APB** devenant « parcoursup ») ne changera rien à la situation.

Ce fiasco de l’entrée à l’Université est l’aboutissement d’une logique égalitariste conduisant tous les élèves dans un système uniformisé : le collège unique suivi du « bac pour tous ».

Ecole & Nation considère au contraire que l’Education Nationale devrait valoriser la pluralité des parcours conformément à la diversité des profils d’élèves et à la réalité du marché du travail. Une réforme réussie passe donc par la revalorisation des filières d’apprentissage, la restauration de la mission initiale du baccalauréat professionnel et la mise en place d’une sélection tout au long de la scolarité. Le baccalauréat, censé être le 1er grade universitaire, doit être l’aboutissement de cette logique sélective.

Or la réforme annoncée par J.M. Blanquer semble aller vers une dégradation supplémentaire de ce diplôme (par le contrôle continu). Tout indique malheureusement qu’aucune réforme réelle ne sera mise en place par ce gouvernement. Faute de volonté politique, ce gigantesque gâchis pour nos jeunes va se perpétuer et même s’aggraver dans les années à venir.

* La Mutuelle Des Etudiants.

** Admission Post Bac

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Suite au rapport PIRLS, démonstration de force du service communication de M. Blanquer

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Communiqué du Forum Ecole et Nation du 05/12/2017

Mardi 5 décembre, l’IEA* (Association internationale pour l’évaluation de la réussite scolaire) a rendu public son dernier rapport. Réalisé en 2016 auprès d’un large échantillon d’écoliers de 10 ans (niveau CM1) dans 50 pays développés, ce document souligne les très graves carences du système scolaire français. Bien qu’il faille toujours rester prudent face aux ements internationaux (qui, par leur approche chiffrée, ont forcément des biais méthodologiques), le rapport PIRLS** est accablant pour notre pays. ée seulement 34e, la France est l’un des seuls pays où le niveau de lecture baisse (par rapport à la précédente étude datée de 2011/2012). Ce ement, dont les conclusions ont été largement médiatisées, corrobore les observations de nombreux enseignants.

Face à cette nouvelle alerte, les services de M. Blanquer ont organisé un contre-feu médiatique immédiat : conférence de presse du Ministre et diffusion d’un plan com’ intitulé « maîtriser le français : une exigence pour tous ». Le ministère souhaite montrer qu’il répond rapidement et massivement au rapport PIRLS. Les visuels et les slogans vantent « une réponse d’urgence » et « un volontarisme pédagogique pour tous les élèves ».

Pourtant le long catalogue des mesures ne comporte presque aucune annonce nouvelle et se contente de compiler toutes les décisions prises par M. Blanquer bien avant la publication du rapport : dédoublement des es de CP/CE1 des réseaux prioritaires, création d’un conseil scientifique (présidé par M. Dehaene), nomination d’une nouvelle Présidente du CSP (après la démission de M. Lussault), opération « un livre pour les vacances », la maternelle décrétée « école du langage », recours aux « stages de réussite » pendant les vacances, dispositif devoirs faits… Ces mesures, dont certaines sont intéressantes, ne sont pas réellement une réaction au constat fait par l’IEA.

Quant à la promesse d’une dictée quotidienne, il faut rester très prudent car une telle annonce a déjà été faite en 2015 et n’a jamais été mise en œuvre. Sans grande originalité, ce plan annonce la tenue de conférences (sur « la production d’écrits par les élèves », sur la maternelle, sur le rôle des ATSEM…), la rédaction de « recommandations » (sur la pratique quotidienne de la lecture, l’orthographe, la grammaire, sur le choix des manuels…), la production de supports pédagogiques et une énième modification de l’évaluation des élèves.

De telles mesures, prévues pour la plupart avant la conférence de presse de M. Blanquer, ne sont pas forcément inutiles mais ont démontré depuis des décennies leurs limites.

Cette communication tous azimuts ne doit pas faire oublier l’essentiel : notre système éducatif est en crise profonde, résultat des politiques calamiteuses menées par les gouvernements successifs. Ecole & Nation se félicitera de toutes les mesures positives qui pourront être prises par Jean-Michel Blanquer mais restera extrêmement vigilant quant à la réalité de sa politique. Le plan « maîtriser le français : une exigence pour tous » démontre que le nouveau ministre est un communiquant très actif. Cependant les Français sont en droit d’attendre des résultats concrets. C’est pour contrôler ces résultats et pour apporter notre contribution que nous nous mobilisons dès vendredi 8 décembre autour de Marine Le Pen.

Pour consulter la méthodologie du rapport PIRLS (texte en anglais) : https://timssandpirls.bc.edu/publications/pirls/2016-methods.html

* International Association for the Evaluation of Educational Achievement.

** Progress in International Reading Literacy Study.

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