Tribune

Multiplication des agressions sexuelles par des demandeurs d’asile, un Cologne bis ?

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Joron Virginie

Tribune libre de Virginie Joron, Présidente du groupe FN au Conseil régional Grand Est du 22/05/2018

Jamais nous n’accepterons de subir une politique d’ immigration massive et incontrôlée, qui charrie une multiplication des violences à l’égard de nos compatriotes. Le viol récent par un jeune migrant d’une de nos concitoyennes octogénaires à son domicile lyonnais, en est une des illustrations les plus immédiates et les plus suffocantes.

La présence de criminels et prédateurs sexuels parmi les flots de migrants est un phénomène que nos dirigeants locaux et nationaux persistent à nier, dans une attitude que l’on pourrait presque qualifier comme complice tant elle paraît irresponsable.

Oui, tous les dirigeants qui savent les périls auxquels ils exposent leurs populations en favorisant une politique d’immigration massive à l’échelle nationale comme à l’échelle locale sont complices d’un grave danger. Une étude du Ministère de la Famille allemand révélait début 2018 que la criminalité avait augmenté avec le nombre de migrants dans le pays, surtout depuis l’accueil massif de 2015. Ce constat alarmant n’était pas celui de militants ou d’idéologues, mais d’institutions renommées et crédibles : l’Institut de prévention de la criminalité de Zurich et l’Institut de recherche en criminologie de Basse-Saxe.

Les conclusions de ce rapport soulignent à quel point le viol de Lyon ou encore les deux dernières agressions sexuelles à Strasbourg par des demandeurs d’asile n’étaient pas des actes isolés, mais les produits d’environnements sociaux rendus criminogènes par une politique migratoire incontrôlée. Ce travail de haut niveau, important pour comprendre les conditions dans lesquelles vivent les nôtres dans une Union Européenne sans frontières où les migrants circulent librement, n’inquiète pas Marlène Schiappa, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes pourtant si prompte à vouloir faire avancer les droits des femmes ! Dans leur silence, c’est non seulement le président de la République et son gouvernement, mais l’ensemble des dirigeants publics qui ne prennent pas position pour dénoncer les crimes de la politique migratoire française et européenne, qui sont à tenir pour responsables de la situation présente.

Au-delà de cette insécurité physique, il faut aussi relever cette nouvelle insécurité culturelle qui remet en question nos moeurs et notre mode de vie au quotidien. Les sociétés européennes doivent faire face à cette nouvelle menace : le fait pour les femmes de ne plus pouvoir sortir et se déplacer librement dans l’espace public !

Chacun doit prendre ses responsabilités face aux défis politiques du temps présent. Certains choisissent de nier les menaces et de s’y habituer. Au Front National nous faisons partie de ceux qui ne veulent pas s’y soustraire et qui s’organisent pour les surmonter.

Sources : 
https://www.20minutes.fr/strasbourg/2263939-20180430-strasbourg-parce-tatouages-plaisent-agresse-sexuellement
http://www.cnews.fr/france/2018-04-22/une-jeune-femme-etranglee-et-agressee-sexuellement-779425
https://www.20minutes.fr/societe/2264423-20180502-lyon-homme-suspecte-viol-femme-87-ans-trahi-adn-interpelle
http://www.cnews.fr/videos/france/2018-04-30/les-agressions-sexuelles-en-nette-hausse-780208
https://www.letemps.ch/monde/selon-un-rapport-allemand-criminalite-augmente-nombre-migrants-pays

Front National

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Le centre hospitalier Louis Pasteur de Dole n’a plus d’unité de soins intensifs en cardiologie

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Dole CHLP mai 2018

Depuis ce vendredi 18 mai, il n’y a plus d’unité de soins intensifs au service cardiologie de l’hôpital général Louis Pasteur de Dole.

Après la suppression de la  Maternité  et du service de chirurgie de l’hôpital de Saint-Claude c’est la partie nord du département qui se voit elle aussi impactée par les décisions de l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne-Franche-Comté, même si dans ce cas précis (selon la direction du centre hospitalier) la fermeture des six lits de soins intensifs sont imputables au départ de plusieurs praticiens.

Le centre hospitalier dolois aura déjà vu, et ce, le mois dernier, la suppression (normalement pour six mois, mais…) de six lits au service de pneumologie et on parle assez fortement du transfert de l’EHPAD (28 lits) installé dans l’enceinte de l’hôpital vers un autre établissement.

Plus largement, et c’est un contexte national, les établissements de santé sont dans une situation alarmante, pour les patients comme pour les personnels, c’est le cas particulièrement en Saône-et-Loire où l’ARS(qui est celle décisionnaire pour le Jura) a pris la décision de fermer le service des soins de suite et de réadaptation de l’hôpital de Marcigny. 

Rappelons tout de même que le centre hospitalier de Dole (en service depuis 1973) est censé desservir un bassin de population de 100 000 habitants.

 

L’art contemporain, le nouvel art officiel

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Legrand Aurélien FN

Tribune Libre d’Aurélien LegrandSecrétaire départemental du FN Paris, Conseiller régional d’Île-de-France du 16/05/2018

Alors qu’en matière de politique culturelle il est souvent reproché au FN de vouloir jouer les censeurs chaque fois que nous nous prononçons publiquement contre l’une des nouvelles élucubrations que les exécutifs locaux cherchent à imposer à l’espace public ou à ajouter aux collections des FRAC, il est possible de leur rendre la pareille s’agissant du choix des œuvres.

Il apparaît en effet clairement aujourd’hui que l’ensemble de la commande publique et des subventions à la création artistique se concentre sur une portion très restreinte et clairement identifiable de la création contemporaine. Un courant artistique directement issu de l’héritage de Marcel Duchamp (l’urinoir devenu œuvre d’art…) et du courant dadaïste, et regroupé sous le vocable abusif d’ « art contemporain ». Un phénomène qui ne touche pas que les arts plastiques, mais aussi bien souvent (même si moins systématiquement) le spectacle vivant. Ce courant est également, en général, le seul à être enseigné aujourd’hui dans les écoles d’art.

Entre subvention, commande publique et enseignement privilégié, il est donc possible de parler aujourd’hui, s’agissant de l’art contemporain (que l’on dissociera de la création contemporaine, beaucoup plus large, et où l’on trouve heureusement quantité d’œuvres de qualité) d’un véritable art officiel.

Entre cette réalité de fait et ses liens étroits avec la spéculation financière, on est donc loin de la transgression tant mise en avant pour justifier son existence et son succès.

Mais pourquoi un tel succès parmi les élites ?

Au-delà des liens déjà bien connus avec la spéculation financière, il est utile d’avoir à l’esprit quelques éléments de réflexion supplémentaires pour expliquer le succès de l’art contemporain parmi nos élites.

Aujourd’hui, ce n’est plus l’œuvre qui fait l’artiste, mais l’artiste qui fait l’œuvre d’art : vous n’êtes plus un artiste parce que, grâce à vos talents, vous avez su créer une œuvre remarquable. Au contraire, c’est parce que la société vous a octroyé le statut d’artiste que tout ce que vous ferez pourra se prévaloir du titre d’œuvre. Ainsi, ce n’est plus le talent qui fait l’artiste, mais les relations sociales et le réseau : si vous parvenez à vous faire connaître en tant qu’artiste supposé, par mondanité, relations, fréquentation des lieux appropriés, etc., vous pourrez alors présenter n’importe quoi comme étant une œuvre d’art et en tirer un bénéfice marchand. C’est le versant artistique de la « peopolisation » de notre société.

Si Picasso savait dessiner aussi bien que Michel-Ange (oui oui), la plupart des artistes actuels n’ont aucun talent particulier, sauf peut-être celui du marketing. Un constat pratique qui permet à n’importe qui de se prévaloir de la qualité d’artiste, et donc de gagner de l’argent. Si cela est moins vrai en France, dans d’autres pays les galeries sont donc remplies d’œuvres de « fille, femme ou fils de… ». Des œuvres ensuite vendues à des acheteurs ayant des intérêts commerciaux et marchands à faire valoir auprès du « de » en question. Là encore, un art avant tout monétaire.

Pour comprendre une toile de maitre, il faut bien souvent posséder un certain nombre de références aux cultures antique, chrétienne ou historique afin d’en saisir pleinement le sens. Pas besoin de tels prérequis pour l’art contemporain. A l’époque où même les élites souffrent de la dé-culturation ambiante, cela est bien pratique. Il suffit de hocher la tête en se tenant le menton et en mettant à la suite quelques mots conceptuels pour donner l’impression d’être quelqu’un de profond. Ce marché ne nécessite pas non plus de connaissance particulière pour un collectionneur en dehors de celle des marchés financiers : quel artiste la spéculation va-t-elle faire monter, dans qui ou quoi faut-il investir pour paraître d’avant-garde. Inutile d’avoir la moindre notion d’histoire et d’histoire de l’art pour savoir qui et quoi acheter, les connaissances des mécanismes boursiers suffisent. Comme acheteur ou amateur, c’est donc un art facilement accessible pour pouvoir paraître intelligent.

Soit autant de facteurs qui expliquent le succès et le monopole public de ce qu’il est convenu d’appeler l’art contemporain, et qui permettent de comprendre pourquoi, sans changement majeur de politique culturelle, cela n’est pas prêt de s’arrêter.

Il est donc indispensable de rompre avec le monopole actuel de l’art contemporain et d’élargir le spectre de l’action publique, commande et subvention, à l’ensemble des tendances et à toute la diversité et la richesse de la création contemporaine. Le mécénat public a en effet un rôle moteur dans une politique culturelle. Il encourage les artistes et il donne à voir leurs œuvres au peuple. Il ne saurait être question de renoncer à ce rôle de l’Etat et des collectivités. Une véritable politique culturelle nationale ne doit pas être une politique qui subventionne moins, ou qui subventionnerait uniquement le patrimoine, mais une politique qui subventionne mieux ! C’est à dire qui subventionne tout le spectre de la création française, de l’artisanat d’art aux arts plastiques et au spectacle vivant. Tout le spectre et pas uniquement le faisceau étroit de l’art dit contemporain comme nous le subissons actuellement.

Cette demande existe, d’orchestres iques sans un sou, d’artistes figuratifs sans commande, de mise en scène traditionnelle sans théâtre. Autant de situations que nos élus rencontrent régulièrement, au contact des artistes, dans les collectivités. A nous, une fois au pouvoir, de satisfaire enfin ces demandes-là, d’en faire une priorité de notre politique culturelle, pour rattraper le temps perdu et les années de mépris condescendant d’une certaine élite, et enfin offrir toute la culture à tous les Français.

A cette condition seulement il sera possible de renouer avec une certaine logique du beau, avec une certaine recherche de sens, et ainsi ramener davantage nos compatriotes vers nos musées et nos salles de spectacle, fiers de constater que la France compte de nombreux artistes de talent, fidèles à son héritage, et qu’elle reste la grande nation des arts qu’elle ne doit jamais cesser d’être.

Front National

Le « délit de solidarité » n’est pas de la fraternité

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Portraits Magali Delporte pour la région Ile de France

Tribune de Mathilde Androuët, conseillère régionale en Ile-de-France et Déléguée départementale des Yvelines du 14/05/2018

Le Conseil constitutionnel a trois mois pour se prononcer sur la notion de fraternité suite à la réception d’une question prioritaire de constitutionnalité soulevée par les procédures judiciaires de la nouvelle coqueluche cannoise, passeur « bénévole » de son état, Cédric Herrou.

L’objectif politique des avocats est clair : dire que le mal-nommé « délit de solidarité » – qui n’est autre qu’un délit d’aide à la clandestinité- correspondrait au principe constitutionnel de fraternité. Plus précisément, Me Patrice Spinosi, avocat de Cédric Herrou, demande à ce que le Conseil Constitutionnel entérine juridiquement le fait que l’aide sans contrepartie financière ne peut faire l’objet de poursuites, car il relèverait du principe de fraternité qualifié d’« idéal commun » par le préambule de la Constitution du 4 octobre 1958.

Sans nous inventer une qualité de juriste, ce que nous ne sommes pas pour la plupart d’entre nous, apportons toutefois notre collaboration à la réflexion que doit mener le Conseil constitutionnel en un trimestre.

Cédric Herrou a-t-il exercé un acte fraternel ? L’époque contemporaine friande des détournements sémantiques a une fâcheuse tendance à confondre fraternité avec solidarité. Car si l’acte de M.Herrou peut être timidement qualifié de solidaire (et encore faudrait-il démontrer que le soutien aux migrations est un acte bénéfique, ce qui est faux au vu du nombre de trafics humains et de noyades en Méditerranée), il ne relève en rien de la fraternité comme entendue dans la Constitution française.

Si la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » fut adoptée officiellement comme telle en 1848, ce triptyque apparaît déjà dans la sémantique de la Révolution française. La fraternité érigée en maxime apparut plus spécifiquement à l’occasion de la Fête de la fédération, le 14 juillet 1790, fête désormais nationale célébrée chaque année à la même date. La Fayette prêta ainsi serment : « Nous jurons de rester à jamais fidèles à la nation, à la loi et au roi, de maintenir de tout notre pouvoir la Constitution décrétée par l’Assemblée nationale et acceptée par le roi et de protéger conformément aux lois la sûreté des personnes et des propriétés, la circulation des grains et des subsistances dans l’intérieur du royaume, la prescription des contributions publiques sous quelque forme qu’elle existe, et de demeurer unis à tous les Français par les liens indissolubles de la fraternité. »

La fraternité est indissoluble, car elle est comme l’indique son étymologie le lien qui unit une même famille. La famille est la nation française et tous les Français sont frères d’une même mère-patrie.

Cette fraternité oblige cent fois plus que la simple solidarité. Si vous n’aidez pas un inconnu dans la peine, c’est potentiellement critiquable, mais pourquoi aideriez-vous tous les inconnus ? En revanche, si vous refusez d’aider votre frère ou votre sœur dans la tourmente, vous êtes moralement condamnable.

Cette fraternité est la part charnelle et humaine qui vient faire le contrepoids aux excès potentiels que peuvent renfermer la liberté et l’égalité isolés. Cette fraternité, au sens où la Constitution l’entend, n’a de sens que dans le cadre de la nation. Nous sommes frères et sœurs français et devons constitutionnellement agir comme tel.

Aussi, quand l’un des membres de cette famille préfère soutenir les délits d’étrangers, encourageant un phénomène qui déstabilise sa vraie famille nationale, il est à cent lieues de la fraternité. Il y contrevient même.

Evoquer la fraternité dans l’acte de Cédric Herrou, ce serait alors adopter une grille mondialiste où les nations, les familles culturelles de cette planète, n’existeraient plus. Un monde d’orphelins, éventuellement solidaires selon le profil des individus, mais certainement pas fraternels au sens systémique.

Réhabilitons donc le vrai sens des mots, car cela rétablit l’ordre naturel des choses. Réhabilitons le terme de fraternité afin de rétablir l’ordre naturel d’une Constitution nationale, dont l’objectif est de servir en premier lieu les nationaux qui s’y soumettent.

Et faisons également méditer ce mot à nos élites politiques qui dans leur passion de l’Autre oublient régulièrement qu’ils piétinent le dernier mot de notre devise nationale qui est pourtant celui qui donne tout son sens à la nation française.

Les Etats-Unis ou la « nation indispensable »

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Tribune libre d’Eric DomardConseiller spécial de Marine Le Pen du 11/05/2018

Les frappes aériennes en Syrie et la sortie de l’accord sur le nucléaire iranien nous rappellent combien les Etats-Unis restent un empire.

Son statut d’hyperpuissance ne peut se concevoir sans cette prétention hégémonique qui sous-tend des rapports de force fondés sur la prépondérance, la domination, mais également le principe d’obéissance qui en découle pour ses alliés et partenaires.

Comprendre la vision géopolitique des Etats-Unis, sa perception des relations internationales ne peut intelligiblement se faire sans prendre en compte la destinée quasi messianique qui forge l’identité de cette nation depuis sa création.

Quels que soient les gouvernements qui se sont succédé depuis la déclaration d’indépendance, tous communient dans ce même sentiment de supériorité, l’exaltation d’une nation sûre d’elle-même, guidée par la Providence, qui ne doute pas, qui revendique son caractère exceptionnel et unique et qui a l’ambition de construire le monde à son image.

Des pères fondateurs qui débarquèrent en 1620 du Mayflower sur la côte Est de ce qui deviendra les Etats-Unis pour y poser les fondations du nouveau monde, celui censé apporter le bonheur et la liberté, valeurs gravées dans le marbre de la Constitution, à leurs successeurs, tous ont pris soin de porter cette visée universelle.

De Jefferson parlant de son pays comme « du plus grand espoir du monde » à Abraham Lincoln célébrant « le dernier et le meilleur espoir sur cette terre », aux dirigeants contemporains tels la démocrate Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’Etat voyant dans l’Amérique « la nation indispensable », au républicain George W. Bush, appelant « à se souvenir de la bénédiction qui nous a été donnée pour rendre ce monde meilleur ».

Cette nation qui s’est construite sur le mouvement perpétuel et les conquêtes fulgurantes (l’expansion à l’Ouest, l’annexion de vastes territoires au Sud) n’a pas hésité à traduire de manière assez cynique cet adage qui veut que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres. Les nations indiennes et le Mexique seront les premiers à en faire l’amer constat.

Ainsi va l’Amérique, dominatrice pour les uns, mais également protectrice pour les autres. Nul n’oublie l’engagement, les sacrifices de ce pays qui s’est posé en héraut des démocraties contre les régimes totalitaires lors du second conflit mondial.

Le GI tombé sur les plages de Normandie ou dans les marécages de Guadalcanal incarnait pour les populations éprouvées par l’occupation cet idéal porté par les pères fondateurs : la liberté retrouvée.

« Le plus grand espoir du monde », cette hégémonie bienveillante va cependant voir son image se brouiller par les circonvolutions de la diplomatie américaine à l’épreuve de la guerre froide, des conflits postcoloniaux, de la chute du Mur de Berlin et de l’émergence du totalitarisme islamiste.

La défense de la démocratie qui avait été le porte-étendard et la justification aussi bien idéologique que morale de l’interventionnisme américain va s’étioler au gré d’un réalisme froid et calculateur, où les grands principes s’effaceront derrière les petits intérêts.

Car cette Amérique qui avait contribué à faire triompher la liberté au nom des droits des peuples à disposer d’eux-mêmes, va progressivement s’arroger le droit de s’immiscer, d’influencer, de choisir pour les peuples le chemin à suivre.

Du bombardement massif de la Serbie en 1999 en violation totale de la charte des Nations-Unies, à la transformation de l’OTAN, bouclier militaire défensif, en bras armé du « hard power » étasunien en Europe de l’Est visant à isoler la Russie, de la guerre en Irak lancée après une campagne de propagande et de « fake news » massives (qui a oublié le mensonge grossier de ces couveuses koweitiennes débranchées par des soldats irakiens), à l’intervention prétendument droit-de-l’hommiste en Libye, les Etats-Unis ont fini par donner corps à cette affirmation qui voudrait que la « raison du plus fort est toujours la meilleure », qu’importent les incohérences idéologiques qu’elle soulève.

Ce droit d’ingérence brandi au nom de la morale humanitaire qui est désormais le levier de la diplomatie américaine ne s’embarrasse pas de de logique et encore moins d’équité.

L’important n’est pas la vérité, l’important est ce que le monde croit.

Ce droit d’ingérence à géométrie variable conduit désormais les Etats-Unis à intervenir en violation flagrante du droit international en Syrie, mais à laisser une dictature religieuse, l’Arabie Saoudite, carburant idéologique du radicalisme et de l’extrémisme sunnite, intervenir militairement au Yémen et imposer un blocus meurtrier aux populations civiles.

De même, quand l’administration américaine décide unilatéralement de sortir de l’accord sur le nucléaire iranien sans que rien ne le justifie, elle fait in fine le jeu des ultra-conservateurs iraniens qui ont toujours dénoncé cet accord comme un aveu de faiblesse poussant à une militarisation accrue du régime des ayatollahs.

Cette prétention de plus en plus manifeste à croire que la cause de l’Amérique est la cause de l’Humanité, à imposer une vision unilatérale des relations internationales, à dicter ses règles en tordant le bras s’il le faut à ses propres principes, rend-elle le monde plus sûr comme le pensent les dirigeants étasuniens ?

Rien n’est moins sûr si l’on en juge par la prégnance du sentiment anti-américain qui prédomine non seulement dans l’opinion publique des pays qui sont les cibles de la politique américaine, ce qui est somme toute logique, mais également dans les pays qui sont des alliés historiques de Washington (Jordanie, Pakistan) ce qui l’est beaucoup moins et révèle la fragilité du concept de la « nation indispensable ».

Front National

Le contexte historique et idéologique qui a rendu possible Mai 68

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Tribune de Gilles ArdinatProfesseur agrégé d’histoire-géographie, Conseiller régional FN OccitanieCoordinateur national du Forum Ecole & Nation : http://ecole-et-nation.fr du 10/05/2018

Les « évènements » de Mai 1968 ont pris par surprise leurs contemporains. Les Français ont été littéralement pris de coursà commencer par le Général de Gaulle qui n’avait anticipé ni la montée en puissance de la « chienlit » universitaire ni la grève générale (la plus importante de l’histoire sociale de notre pays). Cet effet de sidération doit beaucoup au fait que Mai 68 n’est pas un mouvement planifié. Les « évènements » n’ont pas étés coordonnés par un parti ou un groupe hiérarchisé. Ils naissent de la convergence de divers mouvements idéologiquesexternes et internes au pays, qui conduisent, de manière plus ou moins spontanée, à la déstabilisation de l’ordre établiPour comprendre  Mai 68, épisode majeur du XXe siècleil faut donc avant tout analyser son contexte historique. Pour ce faire, cet article retiendra deux facteurs internationaux (la Guerre du Viêt Nam et la Révolution culturelle) qui ont un grand retentissement auprès des étudiants et trois causes internes (la diffusion des idées gauchistes, l’érosion du prestige de de Gaulle et les changements de mentalités portés par les baby boomers).

La « sale guerre » du Viêt Nam, vecteur d’un nouveau tiers-mondisme

A partir de 1965 les Etats-Unis  s’engagent massivement dans le conflit qui oppose la guérilla communiste Viet Cong (soutenue par le Nord-Viêt Nam) au gouvernement Sud-vietnamien (proche de Washington). Cet affrontement asymétrique suscite une très grande réprobation à travers le monde. Les manifestations de soutien à l’insurrection vietnamienne se multiplient en France. L’offensive du Têt, lancée par le Viet Cong fin janvier 1968aggrave les violences, l’armée américaine ayant recours à des méthodes de guerre extrêmement destructrices pour mettre en échec les communistes. L’hostilité à la présence américaine est l’un des moteurs de la contestation étudiante. Elle participe à la politisation de la jeunesse qui voit dans le combat « anti-impérialiste » du peuple vietnamien, une nouvelle cause à défendre. Le Viêt Nam est un thème mobilisateur qui alimente la révolte des étudiants en France comme dans de nombreux pays.

La Révolution culturelle, nouvel idéal révolutionnaire

Dans les années 1960, la Chine communiste suscite un certain engouement. La « grande révolution culturelle prolétarienne » commencée en 1966 avait pour objectif de renforcer le pouvoir personnel de Mao Tzé Tung, fragilisé par l’épouvantable échec du « Grand Bon en avant » (tentative de modernisation forcée de la Chine qui, entre 1958 et 1960, a entraîné la mort de 50 millions de personnes). Notons que c’est par la jeunesse(lycéens et étudiants fanatisés) que Mao entend reprendre le contrôle sur son pays en menant une répression massive et en tentant de détruire toute référence à la société traditionnelle (notamment le bouddhisme). L’action de la jeunesse chinoise, contestant l’ordre établi, les traditions et toute forme de hiérarchie, est une source d’inspiration pour de nombreux gauchistes français qui considèrent le maoïsme comme un nouveau modèleplus attractif que celui de l’URSS engagée dans la déstalinationDaniel Cohn-Benditfigure emblématique des événements de Mai 68, est à l’époque maoïste. Notons l’aveuglement et l’inconscience de ces gauchistes qui, faisant fi de l’horreur qui caractérisait cette « Révolution culturelle », ont pris comme idole un dictateur aux méthodes totalitaires.

Une offensive idéologique gauchiste tous azimuts

Les événements de Mai 68 sont initiés par des groupuscules qui se développent tout au long des années 1960S’ils n’ont pas précisément planifié de calendrier d’action, ces cellules ont incontestablement préparé les esprits et investi les milieux universitaires. Notons que ces gauchistes se démarquent du PCF (Parti communiste français) devenu depuis 1945  incontournable dans la vie politique. Fort d’un socle électoral considérable(22.5% des voix en 1967), le PCF dispose de réseaux associatifs et syndicaux extrêmement puissants, notamment la CGT (Confédération générale du travail) qui aura un rôle essentiel en mai 1968Totalement inféodé au bloc soviétique, le PCF est de plus en plus concurrencé par les groupes gauchistes qui rejettent le modèle de l’URSS jugé trop « bureaucratique ». Ces groupesparticulièrement actifs dans les universités, se rattachent au trotskisme (tendance bien implantée en France depuis les années 1920) mais aussi au maoïsme (évoqué au paragraphe précédent) et plus marginalement à l’anarchisme. Ces mouvements apparaissent comme des alternatives révolutionnaires au système soviétique. Cette nébuleuse gauchiste, bien que numériquement très réduite, sera à l’origine du mouvement étudiant qui, avec l’appel à la grève du 13 mai, sera complété par un gigantesque mouvement social. La prolifération de groupuscules révolutionnaires est un élément déterminant dans la genèse de Mai 68.

L’érosion du pouvoir gaulliste

Malgré son immense prestige issu de la Seconde Guerre mondialeCharles de Gaulle connaît un affaiblissement relatif lors des scrutins qui précèdent « les événements ». Alors que le général avait rassemblé de très larges majorités lors de son retour aux affaires en 1958 (82.6% en faveur de la nouvelle Constitution en septembre78.5% à l’élection présidentielle de décembre) les échéances suivantes sont beaucoup plus mitigées. En 1962, son projet de réforme constitutionnelle (instaurant l’élection du Président de la République au suffrage universel direct) réunit 62.2% des votants soit moins de la moitié des électeurs inscritsce qui constitue une déception. Lors de l’élection présidentielle de 1965De Gaulle est mis en ballotage alors qu’il espérait une victoire dès le 1er tour. Les élections législatives de 1967 (notamment le 2e tour) sont décevantes pour les gaullistes qui n’obtiennent qu’une majorité d’un seul siège à l’Assemblée nationale. Toutes ces victoires beaucoup plus courtes que prévues démontrent que « l’homme du 18 juin » a perdu une partie de son autoritéce qui favorisera la contestation en Mai 68.

Des baby-boomers séduits par l’hédonisme

L’émergence de références culturelles nouvellesspécifiques à la jeunesse, est un autre facteur idéologique fondamental pour comprendre les événements de Mai 68. En effet, la génération relativement nombreuse née dans l’immédiat après-guerre est séduite par le message hédoniste qui se diffuse via le mouvement hippie, le magazine « Salut les copains » et les artistes de la vague « yé-yé ». Cette jeunesse issue du baby-boom n’a pas connu la guerre et a grandi dans le contexte de forte croissance économique des Trente glorieuses. Elle opère un changement de mentalité d’une ampleur inédite puisque des pans entiers des valeurs traditionnelles sont remis en question. Les années 1960 sont marquées par une déchristianisation brutale de la France (effondrement de la pratiquenotamment de la messe dominicale), et dans certains milieux par un rejet du patriotisme, de la famille traditionnelle, de l’autorité et des valeurs militaires portées par De Gaulle. Ce basculement moral s’illustre par certains slogans (« il est interdit d’interdire », « jouir sans entrave») ou des revendications (comme la mixité des cités universitaires). Cette lame de fond hédoniste portée par les baby-boomers est l’une des causes profondes de Mai 68.

En somme, les événements survenus en Mai 1968 naissent de la rencontre de mouvements contestataires qui s’accumulent dans la société française des années 1960. Ces contestations de l’ordre établi se sont cristallisées contre le Général de Gaulle qui, âgé de presque 78 ansincarnait la France traditionnelle. Notons enfin que si certains facteurs  conjoncturels de Mai 68 ont disparu (Guerre du Viêt Nammaoïsmefigure hors norme de de Gaulle…) d’autres mouvement se sont prolongésvoire amplifiés jusqu’à aujourd’hui : l’individualisme hédoniste n’est plus transgressif mais dorénavant parfaitement banalisé ; le gauchisme conserve tout son pouvoir de nuisance, notamment dans les milieux artistiques et universitaires où il sévissait déjà il y a 50 ans.

Front National

« Une once d’action vaut une bonne théorie » – Friedrich Engels

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Santé tableau

Tribune du Docteur Muriel FiolVice présidente du Groupe Front National Provence-Alpes-Côte d’Azur du 07/05/2018

Notre système de santé va bientôt découvrir son 24e plan depuis 1974.

Alors que Patrick Bouet, président du Conseil National de l’Ordre des Médecins, ose dire haut et fort que notre système de santé est au bord du chaos, « à bout de souffle », dans un livre à sortir ce mercredi 9 mai, au titre évocateur « Santé, explosion programmée », nos politiques se contentent de mesurettes coûteuses et inefficaces.

Or, il faut bien le dire, l’avenir n’est pas à l’optimisme.

L’impératif économique comme seul objectif, assorti d’une maîtrise budgétaire à laquelle technocrates et politiques aspirent depuis plus de quarante ans sans réel succès, ne sont pas les solutions pour un système qui n’a pas su évoluer structurellement avec les progrès de la médecine.

Le décloisonnement entre ville et hôpital, entre public et privé, est devenu une priorité pour ces deux entités qui doivent être complémentaires, et surtout plus libres de s’organiser et d’imaginer ensemble leur futur.

Force est de constater que « la survie de notre système de santé n’est due qu’à l’engagement, étonnant et forçant le respect, de l’ensemble des professionnels de santé ».

Mobilité, interconnexion, décloisonnement administratif doivent être des solutions originales qui sortent des sentiers battus, pour des territoires avec leur particularisme.

Nous proposons ainsi :

* la simplification de mise en place de consultations délocalisées de médecins dans les territoires ruraux sous dotés qu’ils soient libéraux ou hospitaliers, sans freins administratifs paralysants,

* la généralisation d’e-consultations dans tous les domaines, et non pas uniquement réduites frileusement à quelques spécialités,

* la décision tant attendue de briser les carcans administratifs qui dégoutent les médecins retraités de reprendre du service par solidarité.

Tout ceci constituerait une avancée certaine et rapide pour une meilleure couverture médicale de tous les territoires.

La réactivité et la liberté d’organisation pour les professionnels de santé, qui sont contraints actuellement dans leurs initiatives par une Assurance Maladie et des Agences Régionales de Santé sclérosées, constituent la seule base d’un débat politique et économique dans lequel les élus du Front National seront présents.

De nouveaux concepts, et de nouveaux modes de financement sont à envisager, avec très certainement une gestion multi partenariale, tout en préservant le libre choix et un accès aux soins pour tous.

Voilà bien les défis à relever. Politiques, réagissez ! Il y a urgence. Nous avions le meilleur système de Santé que le monde entier nous enviait et il est moribond.

Donnez aux professionnels de Santé la liberté de relever ce défi : c’est le leur. La santé des Français en dépend et ils y sont attachés.

Les élus du Groupe Front National Provence-Alpes-Côte d’Azur seront force de proposition dans ce domaine qui touche tous les Français.

Front National