Histoire du FN

JMLP Assemblée 1986

L’histoire du Front National, de ses origines à nos jours

L’histoire commence au lendemain de la seconde guerre mondiale, l’extrême-droite est alors complètement décrédibilisée, même si le nazisme et la collaboration n’en sont que des dérives, ou des échos, mais en aucun cas la même chose.
Jean-Marie Le Pen naît le 20 juin 1928 à la Trinité-sur-Mer. Fils d’un pêcheur mort à cause d’une mine allemande en 1942, pupille de la nation, il a la France dans la peau.
JMLP est volontaire pour l’Indochine en 1953, il y est envoyé comme sous-lieutenant au seing du 1er Bataillon Étranger Parachutiste de la Légion Étrangère.

Là-bas, deux compagnons d’arme qui restent vivre en Indochine lui promettent un pécule s’il se lance en politique.

Une fois rentré, tomberont 400 000 francs de l’époque. JMLP s’engage dans l’Union Défense Jeunesse Française de Poujade et en devient secrétaire général. L’UDJF lutte alors pour la défense des artisans, des producteurs, et des petits commerçants contre l’essor de la grande distribution.
En janvier 1956, JMLP est candidat au législatives et devient député du Quartier Latin à Paris.
En septembre, il se porte volontaire au 1er Régiment Étranger Parachutiste, et part pour l’Algérie. Il commence à ébaucher dans son esprit un Front National qui se différencierait des gaullistes.
En août 1957, de retour en France, JMLP fonde le Front National des Combattants. En 1958, il est élu député de Paris. Il échoue aux législatives de 1962.
Il fonde en ce début 1963 la SERP ( Société d’Études en Relations Publiques ) avec Pierre Durand, un ancien collaborateur partisan de Brasillach, et Léon Gauthier, ancien Waffen SS. C’est une maison d’édition de disques pédagogiques, toujours en activité.
Aux présidentielles de 1965, JMLP est directeur de campagne de Jean-Louis Tixier-Vignancour, avocat et ancien Secrétaire Général de l’Information sous Vichy. Au final, celui-ci appellera à voter pour son ami François Mitterrand.
En novembre 1969, naît Ordre Nouveau, avec le travail de François Brigneau, Alain Robert, Roger Holeindre, et Pierre Bousquet. Le mouvement est ouvertement vichyste, fasciste, révolutionnaire, et anti-communiste. La présentation officielle se fait le 9 mars 1971 et le mouvement adopte la croix celtique comme symbole. Deux générations y cohabitent, l’une vichyste, l’autre pro-Algérie française. Ordre Nouveau développe deux filiales, le Groupement Union Défense (GUD) et l’Union des Lycéens Nationalistes. Il vise les législatives de 1973. Lors des réunions de préparation, on trouve comme noyau dur Bruno Golllnish, Marie-Christine Arnautu, François Brigneau, alors journaliste, et Roger Holeindre, ancien résistant.
En 1972, Ordre Nouveau tient son Congrès et discute de la migration vers un parti, avec JMLP comme Président, utilisant son impressionnant carnet d’adresses.
Les gaullistes et Georges Pompidou sont à bout, la période est propice.
Le 5 octobre 1972, naît le Front National pour l’Unité Française, visant à regrouper tous les patriotes, anciens résistants et vichystes compris. Le parti gardera officiellement ce nom jusqu’en 1995 où il sera raccourci.
Le Bureau Politique est partagé en trois tiers, entre les représentants d’ON, de JMLP, et les représentants d’autres courants, notamment les royalistes.
Le premier logo reprend la flamme du MSI, le parti fasciste italien, qui va imprimer les premières affiches. Se forme un Comité de rédaction du programme, qui planchera sur cinq axes principaux : la famille, l’école, le travail, la nation et l’État national.
Ce premier FN se décrit comme de droite, social, populaire et national.
La première réunion publique a lieu le 7 novembre 1972, où JMLP se révèle être un formidable orateur. Il ébauche une structure pour le parti, un bureau politique, un comité directeur, et un conseil national. Son parcours fédère énormément de monde, mais son manque d’extrémisme lui est reproché et fait fuir.
Le premier local sera au 7 rue de la Surène, dans le huitième arrondissement de Paris. Minute et Rivarol seront les premiers relais de presse.
Les premières affiches seront sur l’immigration, exploitée sur le plan social et non racial. Le combat se fera contre les communistes et l’UDR de l’époque. Au FN, chaque nouvel encarté est candidat ou suppléant après avoir rempli un questionnaire. La campagne des législatives démarre le 12 février 1973 ; le FN est présent dans 98 circonscriptions et obtient 1,32 % des suffrages, après trois mois et trois jours d’existence.
Les 28 et 29 avril 1973, a lieu le premier Congrès extraordinaire. Les militants veulent plus d’extrême, plus de révolutionnaire, plus d’illégal, et bien moins de modération. La distinction est nette entre ON et FN. La composition très hétérogène du FN est une force, mais aussi une faiblesse.
ON tient un meeting le 21 juin, la manifestation dégénère en pugilat avec les communistes et devient le théâtre d’incendies et de vandalisme. Une semaine plus tard, en Conseil des Ministres, ON est dissous.
Les restes d’ON prennent encore trop de place au FN, ils réclament les deux tiers du bureau politique, alors qu’ils ne sont que 2000 sur les 11000 adhérents du parti.
En septembre, JMLP réunit le bureau politique, il s’impose et décide ; François Brigneau part. Il écarte d’emblée toute ambition personnelle, et n’accepte que les ambitions pour la France.
Les membres d’ON reprochent la politique des copains, le retour du « Fuhrer prinzip » opposé à la collégialité et la façon trop classique de mener ; ils partent.
Le 2 avril 1974, Pompidou meurt.
ON apporte son soutien matériel et sécuritaire à Valéry Giscard d’Estaing pour sa campagne.
En novembre 1974, les restes d’ON fondent le Parti des Forces Nouvelles, avec Alain Robert et François Brigneau.
Le FN vit alors une traversée du désert, il est endetté et vide. C’est le moment de la reconstruction les mains libres, avec ceux que l’on appellera « la poignée ». Victor Barthélémy, après une longue
expérience au PC et au PPF, arrive et structure le mouvement ; il hiérarchise sur le modèle du PC avec un Bureau Politique, un Comité Central, un Secrétariat Général, et des fédérations départementales.
Arrivent les présidentielles du 5 mai 1974. L’organisation de la campagne est confiée à Jean-Marie Curutchet, un ancien cadre de l’OAS. On recycle de vieilles affiches de 1962 sans logo. On mise sur le « candidat de la vérité » et son bandeau noir. On utilise de vieilles photos, et on met en avant l’historique de JMLP, étudiant en droit et mineur de fond à Eysden en Belgique pour financer ses études en 1949, lieutenant débarquant à Port-Fouad vers le canal de Suez en 1956, décoré par le général Massu en 1957. On utilise aussi l’image de sa famille comme le fera VGE. JMLP obtient 0,74 % des suffrages au premier tour et appellera à voter VGE au second tour, contre Mitterrand.
Le PFN rival est rapidement dissous ensuite.
Le second Congrès du parti a lieu les 22 et 23 juin 1974. JMLP fixe les objectifs : recrutement intensif, formation des militants et candidats pour les législatives partielles de septembre, puis les sénatoriales et cantonales, où les résultats seront très mauvais. JMLP et LBP sauf Roger Holeindre sont réélus, le Comité Central comprend 39 personnes. Le Front National de la Jeunesse voit le jour en décembre 1973, et l’Institut des Etudes Nationales en septembre 1974. Ce dernier publie des ouvrages écrits par des membres du parti, notamment d’ex-collaborateurs.
Le FN s’ouvre aux Nationalistes-Révolutionnaires de Duprat, Bousquet, ancien Waffen SS, et de néo-nazis comme Mark Frederiksen.
Du 1er au 4 mai 1975 a lieu le troisième Congrès à Montpellier.
On présente quinze candidats aux cantonales de mars 1975, où les résultats seront quasi-nuls. Il n’y a plus d’argent, et les bureaux politiques se tiennent à la bougie.
Le 27 septembre 1976, Hubert Lambert, journaliste, historien, membre du Bureau Politique et richissime héritier, décède. JMLP, exécuteur testamentaire, hérite d’environ trente millions de francs et de l’hôtel particulier de Saint-Cloud, au 8 Parc de Montretout.
Le quatrième Congrès a lieu les 30 octobre et 1er novembre 1976. Le soir du 30, l’appartement des Le Pen est dynamité et donne une notoriété vite exploitée au meneur des troupes.
Les 13 et 20 mars 1977, premières municipales ; le FN s’allie au Groupement des Nationalistes Révolutionnaires et n’obtient que quelques conseillers disséminés.
Le FN se rapproche avec les solidaristes, anti-Yalta, anti-URSS, anti-communistes, anti-impérialisme américain, prônant l’union des travailleurs, des intellectuels et des partisans.
On va leur confier des fonctions, ce qui va provoquer quelques remous par d’anciens d’ON. Jean-Pierre Stirbois, solidariste, organise la « bataille des idées sur le terrain », les tractages et autres activités de propagande.
En 1977, Nourry entre au FNJ et organise des actions ponctuelles pour discréditer le gouvernement et montrer sa complète impuissance. Quelques affrontements ont lieu entre FNJ et GUD.
Les législatives de mars 1978 se font sur le thème du lien entre immigration et chômage, et donnent des résultats meilleurs, mais toujours inférieurs à 5 %.
Le 18 mars 1978, François Duprat, penseur et théoricien de la droite nationaliste, négationniste, meurt d’un attentat à la bombe dans sa voiture. L’hommage pour son parcours militant va apporter une ambiance noire au FN.
Les 11-12 novembre 1978 se tient le cinquième congrès à Reuil-Malmaison, JMLP est réélu avec 89 % des voix ; les militants ont des visées européennes, pas JMLP. Les solidaristes faussent le dépouillement de l’élection du CC ; JMLP ne dit rien, mais retient.
Cantonales en mars 1979 : Stirbois fait 10 % à Dreux, chez lui, rien pour les autres.
Le CC se réunit à l’été 1979, il réorganise les instances dirigeantes, il élève le tarif des cotisations, lance une nouvelle propagande basée sur des casquettes, des badges et des dîners-débats ; il tente de trouver des solutions pour calmer l’électorat le plus virulent, pense à un bulletin mensuel et trimestriel et crée la boutique FN.
En septembre 1979, l’expulsion de Surène menace.
En vue des présidentielles, on lance les Comités Le Pen. Stirbois devient directeur de campagne, il purge les GNR et crée les Secrétaires Départementaux, qui lui obéissent.
Le FN déménage rue de Bernoulli, dans le huitième arrondissement, dans un beau local fonctionnel.
La campagne est lancée en février 1980. On lance Radio Le Pen, des affichages sur l’autoroute du Soleil et on tient des stands FN sur les aires d’autoroutes. Va alors se poser le problème des 500 signatures… JMLP appelle alors à voter pour Jeanne d’Arc.
Le 10 mai, Mitterrand est élu et dissout l’Assemblée.
Le FN lance alors le Rassemblement pour la Liberté de la Patrie pour les législatives. Le 14 juin, les résultats sont insignifiants.
Le FN est alors en proie à des conflits internes, entre les solidaristes et pro-sionistes et entre JMLP, conservateur, et les pro-impérialisme américain. Des militants finissent par partir.
Stirbois change la symbolique et la sémantique du parti et lance les journées Bleu-Blanc-Rouge le 13 septembre 1981 pour contrer la Fête de l’Humanité ; les BBR attirent plus de 3 000 personnes, un succès inespéré.
La proportionnelle aux élections était une promesse de campagne de Mitterrand. Le 29 juin 1982, suite à une lettre ouverte au président sur la représentation des petits partis, JMLP a droit à une vraie audience à la télévision.
Le 6 mars 1983, aux municipales, le FN obtient 11,26 % des voies à Paris et Stirbois perce à Dreux.
A l’hiver 1983, une dizaine de fédérations sont structurées.
Apparaît alors Jean-Marie Le Chevallier comme directeur de cabinet de JMLP. Il travaille à sa médiatisation et lui fait retirer son bandeau. L’émission L’Heure de vérité sera sa première joute, victorieuse. Le lendemain, arrivent plus de 1500 nouveaux adhérents. Ces nouveaux moyens financiers engagent l’embauche d’une vingtaine de permanents et une tournée nationale avec chauffeur.
Pour les européennes de 1984, on structure les meetings, avec de la musique, une entrée théâtrale ; on arrive à 10,95 % des suffrages et dix élus.
La Commission de discipline se met en place et fonctionne rapidement. L’arrivée de parachutés des autres partis provoque de nouvelles fuites de militants.
Le FN vise alors le monde professionnel, en commençant par les transports (RATP, SNCF), en prévision des cantonales de 1985, des législatives de 1986 et des présidentielles de 1988.
La gauche démarre alors la diabolisation systématique du FN, en s’appuyant sur l’héritage Lambert et la position sur l’Algérie.
Lorrain de Sainte-Afrique, journaliste, devient conseiller de JMLP.
En octobre 1984, Pierrette, épouse de JMLP, quitte le domicile familial.
Aux cantonales de 1987, le FN obtient 8,7 % des suffrages et appelle à voter pour la droite nationale au second tour.
Les premières Universités d’été se tiennent à Pau du 2 au 8 juillet 1985.
En novembre 1985, JMLP voit arriver Bruno Mégret, polytechnicien et meneur des Comités d’Actions Républicaines.
Le septième Congrès du parti a lieu du 1er au 3 novembre 1985, le président est alors élu par le Congrès, non plus par le CC.
En 1986, les législatives amènent 35 députés, c’est l’époque de la cohabitation Mitterrand-Chirac.
Les députés RPR copient systématiquement le FN, par exemple en proposant un nouveau code de la nationalité. Puis 137 conseillers régionaux sont élus.
Le refus du vote de confiance de JMLP vers Chirac va faire fuir certains militants.
La campagne présidentielle pour 1988 est menée par Mégret, complètement coupé de Stirbois.
En mai 1987, dans l’émission l’Heure de vérité, JMLP tient un discours extrême sur le SIDA.
Le 13 septembre, face au Grand Jury RTL-Le Monde, suite au procès de Klaus Barbie achevé en juillet, JMLP dérape sur le négationnisme et le « détail de l’histoire ».
De nombreuses cartes d’adhérents reviennent, déchirées. JMLP tente de s’expliquer à l’Assemblée Nationale, sans succès.
Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, déclare la guerre au FN.
La campagne présidentielle démarre en avril 1987 et donne 14,38 % des suffrages. Mitterrand est élu et dissout aussitôt l’Assemblée ; le FN n’est alors pas prêt et n’obtient qu’un seul député, face à une large majorité PS.
Une bataille interne entre Mégret, nommé Délégué Général en octobre, et Stirbois, entre l’énarque et le militant, prend fin avec l’accident mortel de Stirbois le 5 novembre.
Carl Lang est alors nommé Secrétaire Général.
Bruno Mégret veut professionnaliser le parti, en vue des municipales de 1989. Est engagé un graphiste, Franck Marest, directeur artistique de Publicis, pour apporter de la cohérence dans les graphismes. Les slogans sont collectés dans la rue et le métro.
On met en place un Conseil Scientifique, rassemblant les universitaires et intellectuels du parti. On prévoit de la formation pour tous dans les fédérations, on met en avant le militant, la toute première vitrine du parti.
Les municipales apportent plus de 20 % des suffrages dans certaines villes, 1200 élus dans 400 communes et 29 maires. Les européennes de juin donnent 11,73 % et 10 députés.
Fin 1985, JMLP dans Présent et le député Claude Autan-Lara dans Globe tiennent des propos largement antisémites.
Le huitième Congrès se tient à Nice les 30 mars et 1er avril 1990, centré sur le volet social et écologique.
Le 9 mai 1990, des tombes du cimetière juif de Carpentras sont profanées, le ministre de l’Intérieur désigne immédiatement le FN pour assurer la diabolisation.
La Guerre du Golfe de l’été 1990 engendre un positionnement du FN pro-arabe et anti-ingérence.
Après la guerre, JMLP va rencontrer Sadam Hussein et ramène des prisonniers français. Jany, nouvelle compagne de JMLP, crée SOS Enfants d’Irak et brave le blocus de l’ONU.
En novembre 1991, BM ré-écrit le programme du FN en quatorze points, et détermine une stratégie de dédiabolisation.
Les législatives de mars 1993 amènent 12,4 % des suffrages.
Le neuvième Congrès se tient les 4,5 et 6 février 1994 à Port-Marly. Mégret ne souhaite pas être élu, trop tôt d’après lui et fait élire Wagner, avocat, au CC.
Les européennes de juin 1994 amènent 10,52 % des suffrages, et 11 élus.
BM envisage de se libérer de JMLP, trop encombrant à son goût.
L’UDT a lieu à la Baule le 1er septembre 1994. Lorrain de Sainte-Afrique dénonce en même temps Mégret comme un nazi et un raciste, il est exclu pour trahison.
En 1995, la caravane Le Pen, trente camions et un grand chapiteau, part sur les routes en campagne.
Les présidentielles donneront 15,3 % des voix, Chirac est élu. En juin, les municipales donnent 257 conseillers au premier tour et 811 au second, ainsi que trois maires, Le Chevallier, Bompard et Simonpieri, soit un total de plus de 2000 élus.
JMLP ne voit que peu d’intérêt au local et fustige toute forme de leader indépendant.
Lors des UDT de juillet, Carl Lang démissionne et Bruno Gollnish le remplace, avec pour but de concurrencer Mégret.
Mégret va orienter le combat sur l’entreprise, en commençant par l’usine, en l’occurrence celle de Moulinex de Mamers, dans la Sarthe, qui va être délocalisée. Suite à cela, les syndicats FN recruteront davantage que le FN lui-même. Ces syndicats seront liquidés en 1998 par la Cour de Cassation, car ils ne peuvent reprendre le nom d’un parti. La stratégie se fait en quatre temps : repérage d’une entreprise en difficulté, prise de contacts, tractages et conférence de presse locale.
JMLP commet un grave dérapage raciste à l’UDT d’août 1995, sur l’inégalité des races précisément.
Le dixième Congrès de Strasbourg des 29,30 et 31 mars 1997 est centré sur les mesures sociales en entreprise. On craint un putsch des mégretistes, Marine Le Pen, non élue au CC, y est placée de force par JMLP. Mégret est majoritaire au CC, mais JMLP est réélu.
Le 21 avril 1997, Chirac dissout l’Assemblée Nationale, le FN obtient ensuite 15 % des voix et mène 131 candidats jusqu’au second tour. JMLP en soutien à sa fille Marie-Caroline dérape complètement lors d’un
meeting. Jospin devient premier ministre.
Un bureau politique anti-Mégret secret se tient à Obernai en juillet 1997 ; le désigné s’insurge et proteste.
Le 5 décembre 1997, en plein procès Papon, JMLP réitère son dérapage sur le « détail de l’histoire ».
Au premier tour des régionales du 15 mars 1998, 275 conseillers dans 21 régions sont élus.
Suite au verdict du jugement relatif au dérapage de Mantes, JMLP devient inéligible temporairement.
L’ambiance est tendue lors de l’UDT du 24 août 1998 de Toulon, et Samuel Maréchal a coulé les FNJ.
Lors du BP du 8 septembre, JMLP n’a pas de majorité pour évacuer Bruno Mégret, de plus en plus gênant, les coups bas vont s’enchaîner.
Le 1er décembre, les collaborateurs de BM sont licenciés ou non-recondutis. Au Conseil National du 5 décembre, JMLP est hué et sifflé. Le 6 décembre, une pétition interne pro-Mégret est suivie de purges des deux côtés. Mégret est suspendu et remplacé par Carl Lang. Suite à une houleuse réunion publique à Metz le 11 décembre, les mégretistes se séparent du FN dans les conseils régionaux. Les mégretistes sont exclus du parti massivement.
François Brigneau et Marie-Caroline Le Pen quittent le parti.
Le onzième Congrès de Marignane des 23 et 24 janvier 1999 voit la nouveauté de l’élection du président à bulletin secret plutôt qu’à main levée, comme jusqu’ici, et l’élection de Mégret à 80 % comme Président ; JMLP n’est plus que Président d’honneur.
La scission se produit, et Mégret retrouve son Mouvement Nationaliste Révolutionnaire.
Les finances manqueront pour les européennes de juin 1999, qui n’obteindront que 5,70 % et 5 élus, malgré la loi Rocard de 1990 sur le financement des partis et la création par JMLP de l’association JMLP-Cotelec qui va servir à financer les campagnes.
Le douzième Congrès de Paris du 23 au 30 avril 2000 voit JMLP élu président, qui impose Farid Smahi au BP.
La campagne présidentielle de 2002 est menée par Bruno Gollnisch, et commencera par laisser le doute sur les 500 signatures, pour attirer l’attention médiatique.
Le passage au second tour sera suivi de manifestations et de violences anti-FN ; la démocratie est morte et Chirac est élu à 82 %.
Les législatives de juin, mal préparées, sont ratées. Seule Marine Le Pen fait 24,2 % au premier tour et attire l’attention des médias. Elle monte Génération Le Pen pour moderniser, désenclaver, faire un lien vers l’extérieur et ouvre les portes aux journalistes.
L’UDT d’Annecy des 28, 29 et 30 août 2002 est le théâtre d’une querelle entre MLP et Jacques Bompard.
Le treizième Congrès de Nice des 19, 20 et 21 avril 2003 voit JMLP réélu qui impose MLP au BP et au bureau éxecutif comme Vice-Présidente, contre l’avis de Gollnish et de Lang.
Le parti fait 14,7 % aux régionales de mars 2004.
Le 7 janvier 2005, JMLP dérape de nouveau dans Rivarol, avec « l’Occupation pas si inhumaine que ça ».
Jacques Bompard démissionne du Secrétariat Général et est remplacé par Louis Alliot, qui va purger les anti-MLP et gagner son sobriquet de « Loulou la purge ».
La campagne présidentielle est lancée à Valmy par MLP, soutenue par Alain Soral et Dieudonné. La visée est les banlieues et l’extrême-droite française devient clairement anti-FN. Sarkozy reprend le discours identitaire et remporte l’élection. Les législatives, de nouveau négligées, sont ratées, et le parti est lourdement endetté.
Le quatorzième Congrès a lieu à Bordeaux les 17 et 18 novembre 2007, JMLP est réélu à 97,6 % et reste maître à bord. Le Délégué Général est supprimé et deux Vice-Présidents apparaissent.
Suivront les municipales et cantonales de 2008, manquées à cause d’un financement défaillant.
Les européennes de 2009 n’offriront que 6,34 % des voix et 3 députés. MLP a un succès relatif aux régionales de 2010 en nord-Pas-de-Calais.
Lors du quinzième Congrès, les 15 et 16 janvier 2011 à Tours, Marine Le Pen élue présidente du parti ; elle procèdera rapidement à une mise au point historique avec la presse, par rapport aux antécédents de son père. france-apaisee

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