économie

Projet de réforme de l’apprentissage : l’Etat et le Medef reprennent la main

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WDSJ 2016

Communiqué de Wallerand de Saint-Just, président du groupe FN-IDF à la Région Île-de-France du 10/02/2018

Le Premier ministre a présenté hier, vendredi 9 février 2018, son projet de réforme de l’apprentissage. Le gouvernement veut que les places en CFA soient financées « au contrat », c’est-à-dire en fonction de la demande en matière d’emploi évaluée par les branches professionnelles. La proposition de transférer les compétences des régions vers les entreprises est défendue par le MEDEF (proposition du MEDEF au gouvernement en date du 16 octobre 2017). Pour justifier sa proposition, le MEDEF vante le modèle allemand.

Toutefois ce projet ne prend pas en compte les différences notables et rédhibitoires entre le modèle français et le modèle allemand : le modèle allemand se développe dans un état fédéral, les branches en France ne sont pas équipées au niveau régional pour analyser les besoins de bassin d’emploi ou l’avenir de leur métier au niveau régional.

Alors que la voie de l’apprentissage est la voie de recrutement privilégiée dans les grandes entreprises allemandes notamment industrielles, en France, 70% des apprentis sont recrutés dans les TPE et par les artisans et commerçants ; il s’agit de secteurs où les branches sont en général faiblement structurées. Enfin, le système allemand fonctionne sans le moindre financement public.

En fait, l’apprentissage en France n’a jamais été géré correctement. A cause d’une incapacité chronique de l’Etat (et de son « bras armé » l’Education Nationale) à identifier les besoins actuels et futurs des différentes filières et sous-filières. Et à cause de la désorganisation du monde du travail : depuis des décennies, il est inapte à faire remonter du terrain économique les grands besoins de qualification secteur par secteur. D’où la distorsion structurelle entre l’offre et la demande de formation professionnelle.

Le nouveau projet doit, en conséquence, d’abord viser à réformer l’Education Nationale et les branches professionnelles. Tant que ces réformes nécessaires n’auront pas abouti, le projet actuel sera de mettre la charrue devant les bœufs.

Ensuite, le projet doit donner toutes leurs places aux Régions. Actuellement, la compétence des Régions en matière d’apprentissage est en effet parfaitement cohérente avec leurs compétences en matière de formation professionnelle des demandeurs d’emploi et de développement économique : connaissance des métiers en tension, mobilisation des acteurs sur ce sujet, travail avec pôle emploi, relations avec les missions locales, etc… Ainsi les Régions sont les mieux à même, encore aujourd’hui, de connaître et de compenser les décalages territoriaux entre l’offre et la demande de formation professionnelle.

Front National

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Creusement du déficit commercial : un indicateur inquiétant de la désindustrialisation massive de la France !

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Industrie France

Communiqué de presse de David RachlineMaire de Fréjus, responsable du pôle communication du Front National du 08/02/2018

Le déficit commercial de la France en 2017 s’est à nouveau creusé de 29%, pour atteindre 63 milliards d’euros. Il s’agit de la plus forte dégradation depuis six ans. Les prévisions 2018 ne sont pas plus réjouissantes, tablant au mieux sur un déficit stable.

Le renchérissement des prix du pétrole n’est pas la seule explication, loin de là. En plus d’une monnaie qui n’est pas adaptée, ni à la France ni à son économie, ces chiffres révèlent une inquiétante désindustrialisation massive de notre pays : quand ils sont encore produits sur notre sol, les produits français, aussi bien à destination des entreprises que des ménages, ne parviennent pas à concurrencer ceux venus d’Asie, d’Allemagne ou d’Europe de l’Est pour capter le petit regain de croissance économique. Et bien souvent, notre pays ne les produit plus du tout, notre tissu industriel ayant été ravagé par les politiques menées ces dernières décennies.

Ces chiffres montrent l’échec cuisant du CICE, dont Emmanuel Macron était l’un des principaux instigateurs. Le gouvernement compte annoncer dans quelques jours un plan de dynamisation du commerce extérieur : malheureusement, sans remise en cause des dogmes européistes et libre-échangistes, les décisions à venir sont condamnées à n’être que des mesurettes qui ne seront pas à la hauteur de l’enjeu pour notre pays.

La France a besoin d’un véritable plan de réindustrialisation impulsé par un Etat stratège privilégiant l’économie réelle, libérant les initiatives et appliquant le patriotisme économique en privilégiant dans la commande publique les PME françaises.

Front National

Question écrite au Ministre de l’intérieur sur le coût de la baisse de la vitesse à 80 km/h pour le contribuable français

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Bilde Bruno bureau

Question écrite au Ministre de l’intérieur sur le coût de la baisse de la vitesse à 80 km/h pour le contribuable français posée le 01/02/2018

M. Bruno Bilde interroge M. le ministre d’État, ministre de l’intérieur, sur le coût de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h en matière de signalétique routière. En effet, en plus d’empoisonner la vie des 40 millions d’automobilistes, cette nouvelle interdiction va générer des dépenses publiques supplémentaires estimées entre 5 et 10 millions d’euros.

Autant d’argent qui n’ira pas dans l’entretien, la rénovation et la mise en sécurité des routes départementales et communales. Il lui demande donc qu’il lui communique une estimation précise du coût du changement de la signalétique routière suite à l’entrée en vigueur de l’abaissement de la vitesse à 80 km/h.

Source : http://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-4568QE.htm

Front National

L’Union européenne a détruit le transport routier français : 21 000 emplois

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martin-dominique-officiel

Communiqué de presse de Dominique MartinDéputé français FN / ENL au Parlement européenCommission Emploi et Affaires Sociales, Groupe Europe des Nations et des Libertés du 01/02/2018

Les camionneurs ont eu raison de faire grève ! Depuis 1999, 21 000 emplois français ont été détruits dans le secteur du transport. Ce secteur, c’est 3 millions de personnes en Europe. Or, la part des Français dans le marché européen est passée de 50 à 10% . Vous le voyez bien sur nos autoroutes : plus aucune plaque d’immatriculation nationale ! Et pourtant nos travailleurs sont à domicile puisque seulement 15% des entreprises de transport françaises s’exportent à l’international.

Quelles sont les causes de ces pertes d’emplois ? Il y en a essentiellement deux : les travailleurs détachés et le cabotage ! Même la Commission a avoué que ce dernier était un faux nez de la concurrence déloyale. Le salaire brut moyen d’un camionneur s’échelonne de 300 à 3 300 euros . Cette trop grande différence (de 3000 euros !) suffit objectivement à démontrer cette concurrence déloyale, cette escroquerie organisée !

Plusieurs partis, sous la pression du Front National, ont reconnu qu’il fallait revenir en arrière. Aussi, nous avons déposé aujourd’hui plusieurs amendements : interdire le cabotage pour les camions étrangers, et imposer un retour hebdomadaire du conducteur à son lieu de résidence. Par ailleurs, il faut des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas les normes sanitaires, sécuritaires, environnementales et le bien-être animal. En effet, sur 100 camions contrôlés, 30 sont en infraction ! Les forces de l’ordre doivent pouvoir bloquer, le cas échéant, les camions délictueux.

1. http://www.lefigaro.fr/emploi/2015/01/20/09005-20150120ARTFIG00257-le-routier-francais-en-voie-de-disparition.php
2. Idem.
3. http://www.fntr.fr/espace-documentaire/chiffres-cles/les-chiffres-noirs-du-trm-francais
4. « Comparatif des conditions d’emploi et de rémunération des conducteurs routiers internationaux en Europe », Comité national routier (CNR), 16 novembre 2016.

Front National

L’ultralibéralisme européen met en danger nos producteurs laitiers !

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Producteur de lait

Communiqué de presse de Philippe Loiseau, Député français au Parlement européen, Groupe Europe des Nations et des Libertés, Conseiller régional du Centre-Val de Loire du 30/01/2018

Après la crise du beurre et l’affaire Lactalis, les producteurs laitiers sonnent à nouveau l’alarme concernant l’important niveau des stocks de lait en poudre constitués par l’Union européenne avec plus de 378.578 tonnes et évaluées à 650 millions d’euros !

Ces stocks font suite à la suppression des quotas laitiers et la mise en place d’un mécanisme d’achat automatique de la Commission européenne pour tenter d’éviter la chute des prix, mais aussi et surtout pour répondre à l’utopie.

européenne de libéralisation à outrance de l’économie et des marchés.

Les professionnels de la filière représentés par la Fédération Nationale des Producteurs de Lait, dénoncent même l’inertie de la Commission européenne en matière de gestion des stocks !

Philippe Loiseau, député européen, avait largement critiqué la suppression des quotas laitiers en dénonçant les dangers qui en découleraient et réclamant, encore fin 2017, une autre gestion des stocks !

Aujourd’hui, alors que le maintien des quotas laitiers aurait coûté bien moins cher aux contribuables, l’Union européenne tente de minimiser les risques de chute des cours qu’elle a elle-même créés faisant ainsi disparaître des milliers de fermes et mettant les producteurs subsistant dans une insécurité financière grave !

Ruralité : le FN pour « un bouclier rural »

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Agriculture 4

Communiqué de presse du Front National du 25/01/2018

Emmanuel Macron nous fait subir une nouvelle opération de communication aujourd’hui sans peur des contradictions : après avoir fait allégeance aux grandes entreprises internationales au sommet de Davos et réaffirmé sa pleine et entière participation au mondialisme libéral, le président de la République a décidé d’aller rendre visite aux premières victimes de ce système, les agriculteurs.

C’est en Auvergne que M. Macron a décidé de présenter ses vœux aux agriculteurs et au monde rural. Une fois encore, les mots rassurants vont pleuvoir, bien loin de la réalité de la politique menée : la politique d’abandon des services publics poursuivie par le gouvernement actuel va vraisemblablement s’accélérer avec notamment la désertification institutionnelle par la disparition programmée des communes.

Qui voudrait rester ou s’installer dans une commune où il n’y a plus d’école, plus de gendarmerie et plus de commerces et bientôt même plus de mairie ?

La solution ne réside pas dans des visites présidentielles, mais dans un changement de modèle

1) De manière immédiate par un rééquilibrage des moyens : un euro accordé dans les banlieues c’est un euro dans nos campagnes ;

2) A plus long terme en rompant avec une politique de déménagement du territoire en mettant en œuvre une véritable politique d’aménagement du territoire ;

Cette politique d’abandon des territoires ruraux pour masser la population dans les métropoles est un anachronisme : la technologie numérique permettrait en effet de multiplier le télétravail et de faire revivre nos campagnes. Pour cela, il faudrait une vraie politique d’implantation économique et de développement des transports et des moyens de communication (réseaux mobiles et internet).

Le Front National propose la mise en place d’un « bouclier rural ». Il constitue l’engagement d’atteindre l’objectif de garantir à chaque Français d’être à distance raisonnable d’une école, d’une gendarmerie, d’une gare et d’un centre de soins.

Le FN se mobilise pour nos campagnes

La mobilisation du mouvement derrière ce grand projet pour l’avenir du monde rural est totale : le FN effectue dans toutes ses fédérations une grande campagne sur le terrain. Un tract reprenant les mesures proposées est distribué et des actions de terrain organisées par les fédérations.

Front National