Emmanuelle Ménard

Écriture dite inclusive : ma question au ministre de l’éducation nationale

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Ménard Emmanuelle

Communiqué d’Emmanuelle Ménard, député de la 6e circonscription de l’Hérault du 23/11/2017

Mardi 7 octobre 2017, 314 enseignants du primaire, du secondaire et du supérieur ont signé un manifeste où ils revendiquent avoir cessé (ou vouloir cesser) d’enseigner les règles de grammaire classiques, notamment celle qui veut que « le masculin l’emporte sur le féminin », notamment celle qui veut que « le masculin l’emporte sur le féminin ».

Cette revendication n’est pas nouvelle puisqu’en 2012 déjà, une pétition enjoignait à « révolutionner les écrits, les correcteurs d’orthographe et nos habitudes ». Le 26 octobre 2017, l’Académie française prend clairement position par rapport à l’écriture inclusive : « C’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration et ‘inclusive’, la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre Nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. » L’une des Immortels, Mme Dominique Bona, a également déclaré que : « la liberté et l’égalité des femmes ne passent pas par le massacre de la langue française ».

M. le ministre a lui-même déclaré qu’« on ne peut pas instrumentaliser la langue au nom d’une cause, aussi noble soit-elle. Ce n’est pas rendre service aux élèves que de ne pas enseigner cette langue telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui et telle que les programmes la déterminent ».

Au ministre, je demande donc quelles mesures il compte prendre pour empêcher que les enseignants qui soutiennent l’écriture inclusive, enseignent aux élèves cette dénaturation de la grammaire.

Page Facebook d’Emmanuelle Ménard

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Proposition de loi interdisant le port de signes religieux ostensibles dans les instituts de formation paramédicale et les universités

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Députés FN21 juin 2017

PROPOSITION DE LOI

visant à interdire le port de signe ou de tenues manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse dans les établissements publics d’enseignement supérieur,

(Renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.)

Présentée par Mesdames et Messieurs

Bruno BILDE, Marine LE PEN, Gilbert COLLARD, Louis ALIOT, Sébastien CHENU, Ludovic PAJOT, José EVRARD, Emmanuelle MÉNARD,

députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

La République française est laïque et démocratique.

Elle est respectueuse de la liberté de conscience de chaque citoyen, du patrimoine millénaire de la Nation et des traditions populaires à connotation religieuse qui témoignent de l’identité culturelle et historique de la France.

Outre ces exceptions, la loi du 9 décembre 1905 permet de poser des restrictions au port de signes ou de tenues manifestant de manière ostensible, une appartenance religieuse lorsque celles-ci répondent à un intérêt d’ordre public.

L’enseignement supérieur est aujourd’hui miné par de multiples revendications communautaristes et par le prosélytisme de l’islam radical. Face à ces menaces, les personnels des établissements d’enseignement supérieur sont totalement désemparés et font face à une insécurité juridique criante lorsqu’ils tentent de manière détournée d’interdire certaines tenues vestimentaires jugées contraires à la laïcité et à la culture française.

C’est notamment le cas de l’institut de formation des soins infirmiers de l’hôpital Saint-Antoine à Paris qui a rédigé son règlement intérieur de façon à le rendre compatible à l’arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux. Or cet arrêté enjoignait les instituts de formation paramédicaux d’inscrire dans leur règlement intérieur, l’interdiction du port de signes et de tenues qui manifestent ostensiblement l’appartenance à une religion.

Comme cela était prévisible, une étudiante musulmane qui portait le voile islamique dans l’enceinte de l’établissement a attaqué devant la juridiction administrative avec l’aide du CCIF, association islamiste proche des frères musulmans, le refus de la ministre des affaires sociales d’expurger l’arrêté ministériel, des dispositions jugées litigieuses.

Par un arrêt rendu le 28 juillet 2017, le Conseil d’État a donné raison à l’étudiante musulmane et demandé à la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, d’abroger les dispositions interdisant le port de signe ou tenue religieuse ostensible.

La jurisprudence du Conseil d’État est inquiétante : les instituts de formation paramédicaux ne pourront plus interdire à leurs étudiants, de porter le voile islamique ou le niqab. C’est pourquoi, il appartient au législateur de prendre ses responsabilités afin de faire respecter la laïcité dans tous les établissements enseignement supérieur.

Considérant que l’interdiction des signes et tenues vestimentaires à caractère religieux permet de garantir le bon déroulement et la sérénité des enseignements dans des formations supérieures et à fortiori dans les disciplines scientifiques, médicales et paramédicales ;

Considérant que la pression exercée par les disciples d’un islam rigoriste menace l’ordre public et exige une réponse ferme qui prohibe les signes ostentatoires dans tous les établissements d’enseignement publics ;

Il vous est proposé les dispositions suivantes :

PROPOSITION DE LOI

Article unique

À l’article L. 141-5-1 du code de l’éducation, les mots : « et les lycées » sont remplacés par les mots : « , les lycées et les établissements d’enseignement supérieur ».

Front National

Toujours pas de droits pour les députés non-inscrits dans le règlement de l’Assemblée nationale

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Députés FN21 juin 2017

Communiqué de presse des députés Front national du 11/10/2017

L’Assemblée nationale discutait hier soir et cet après-midi d’une résolution pour réformer son fonctionnement interne. Alors que le Président de Rugy a mis en place des groupes de travail qui ne comportent aucun député du Front National, pour réfléchir à une réforme du fonctionnement de l’Assemblée, une résolution a été déposée par les chefs de file des grands groupes (LREM, LR, Modem) pour se partager entre eux les principaux postes de notre Assemblée.

Profitant de ce texte, les députés du Front national et apparentés ont déposé un grand nombre d’amendements, (possibilité notamment d’avoir une question au gouvernement par député par session ou encore la garantie d’un temps de parole pour les non-inscrits sur tous les textes), pour que la dictature de la majorité cesse au Palais Bourbon, pour que tous les courants de pensée puissent s’exprimer dans l’hémicycle, bref pour que tous les députés aient les mêmes droits et faire ainsi cesser ce scandale démocratique de députés de seconde zone dès lors qu’ils n’appartiennent pas à un groupe.

Les représentants des grands groupes politiques ont, comme il fallait s’y attendre et malgré les déclarations de bonnes intentions des uns et des autres, rejeté toutes ces propositions constructives, rejet prenant parfois la forme du mépris notamment de la part de la présidente de la Commission des lois ; il faut toutefois noter qu’elles ont reçu un soutien de la part de certains députés de groupes minoritaires.

Les députés du Front National vont continuer à se battre pour que les millions d’électeurs qui ont fait confiance à leur famille politique soient représentés dignement dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, pour que les idées qu’ils défendent puissent être entendues, voire écoutées, pour qu’ils puissent dans les faits contrôler l’action du gouvernement et donc pour que l’Assemblée nationale soit toujours plus représentative de la diversité du peuple français !

Front National

Les indignations à géométrie variables de François de Rugy…

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Ménard Emmanuelle

Communiqué d’Emmanuelle Ménard, député de l’Hérault du 09/08/2017

Alors que François de Rugy, le président de l’Assemblée nationale s’est engagé à sanctionner le parlementaire qui a imité des cris de chèvre en plein débat alors qu’une députée de La République En Marche s’exprimait, je suis toujours en attente de sa réaction alors que j’ai moi-même été insultée par un député communiste dans l’hémicycle.

Y-aurait-t-il deux poids deux mesures ? Si je m’associe à la protestation de la députée LREM Alice Thourot et à la condamnation du président de l’Assemblée de pareils comportements et de pareils propos, je m’étonnes que ce dernier n’ai rien à redire quand un parlementaire communiste, Stéphane Peu, ne trouve rien de mieux que de me traiter de « facho » en pleine séance.

Dans un courrier que j’ai adressée le 4 aoùt à François de Rugy, je lui rappelais que ce « facho » a été proféré par ce député alors que j’intervenais sur … la liberté d’expression.

Et d’ajouter « je ne doute pas un  instant que vous interviendrai de la même façon  à mon sujet (que pour la députée Alice Thourot ) auprès du député communiste Stéphane Peu pour le rappeler à l’ordre de la plus élémentaire courtoisie républicaine. Et devant la gravité de l’insulte je suis certaine que ce rappel à l’ordre de votre part fera l’objet d’une inscription au procès-verbal de la séance, conformément à l’article 70 de notre réglement intérieur ».

Faute, à l’heure qu’il est, de toute réponse de François de Rugy, alors qu’il vient encore dans l’hémicycle, de rappeler sa ferme condamnation de l’incident dont a été victime la députée LREM Alice Thourot, je crains que celui-ci n’ait des indignations à géométrie variable : Scandalisé à juste raison quand il s’agit d’une « attitude inadmissible » à l’égard d’une députée de sa sensibilité, il ne trouve rien à redire lorsqu’une « attitude inadmissible » vise une parlementaire dont il ne partage pas les opinions…

On pouvait espérer un comportement différent du président de l’Assemblée nationale, alors même qu’il aspire, dit-il, à une pratique différente de la politique.

Comme quoi, les vieux réflexes politiciens ont la vie dure…

Source : Page FB d’Emmanuelle Ménard