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Réaction de Marine Le Pen à l’intervention du Président de la République du 15/10/2017

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Marine 29072016 France 2

Communiqué de Marine Le Pen, Présidente du Front National du 15/10/2017

Lors d’une intervention ponctuée de tunnels technocratiques du niveau d’un Premier ministre, nous avons vu un président qui tente laborieusement de s’expliquer sur son jugé presque unanimement méprisant ou suffisant et sur des systèmes qui apparaissent au fil des explications comme des usines à gaz.

Sur le fond, il a confirmé son projet de construction d’une société nomade avec des priorités réaffirmées en boucle :

Pousser les salariés à démissionner plus facilement en leur ouvrant le droit à l’indemnisation, forcer les chômeurs à travailler même loin de chez eux, traquer les épargnants appelés à placer leurs économies au casino, désigner comme cibles les propriétaires immobiliers, aller chercher le prétendu magot des offices HLM censés -selon son expression – détenir des rentes.

Sa démonstration se heurte à des incohérences notoires : comment résoudre, comme il le prétend, le problème du logement en décourageant l’investissement dans la pierre ? Comment faire croire qu’en augmentant la CSG, il augmente le pouvoir d’achat des retraités ?

Le Front National, qui a entendu le président promettre de discuter de l’expulsion de délinquants en situation irrégulière, lui rappelle que le séjour illégal est en soi un acte qui, à lui seul, mérite une reconduite systématique à la frontière.

Marine Le Pen, Présidente du Front National, l’attend de pied ferme sur ce sujet et le met au défi d’étendre ce débat à l’ensemble de la politique d’immigration qui ruine le pays et accroît tous les jours le risque terroriste qui pèse sur nos compatriotes .

Front National

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Comparaison n’est pas raison

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Communiqué de presse de Bruno Gollnisch,député européen et membre du Bureau politique du Front National du 07/10/2017

Interrogé par RFI ce vendredi 6 octobre 2017 sur le cas de Mme Kauffmann, nouvelle sénatrice du Var, qui aurait juxtaposé une photo de l’armée allemande d’occupation et une photo de migrants, ma réponse en faveur de la liberté d’expression s’est transformée, sous la plume de certains, en intention de comparer les migrants à des « nazis » (sic !).

A l’attention de ces commentateurs inaccessibles aux nuances (notamment au Lab d’Europe1) ou qui ignorent la célèbre phrase attribuée (à tort) à Voltaire, je précise que le fait de se prononcer en faveur de la liberté d’expression porte nécessairement sur des opinions que l’on ne partage pas, que ce soit en partie ou en totalité.

Je ne compare donc pas les migrants à des « nazis ».

J’ai fait en revanche sur le fond, et j’assume, une (brève) analyse de géopolitique, énonçant qu’il existait dans l’Histoire des changements de population qui ne résultaient pas nécessairement d’une guerre. Point de vue exprimé aussi bien par Clausewitz que par l’ancien président Giscard d’Estaing…

Quant aux autres aspects concernant Mme Kauffmann, que je ne connais pas, je souhaite bien sûr qu’elle se conforme à la discipline du Front National, sous les couleurs duquel elle s’est présentée aux élections.

Bruno Gollnisch

Nicolas Bay : «Pourquoi je me retire du secrétariat général du FN»

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Bay 6 sept 2017

Le Figaro – Vous quittez votre fonction de secrétaire général du FN et vous êtes nommé vice-président par Marine Le Pen. Pourquoi ce changement?

Nicolas Bay – C’est un processus ique, qui avait déjà été mis en place lors du congrès en 2011, avec la nomination d’un secrétaire général provisoire, spécifiquement chargé de l’organisation du congrès, qui sera en l’occurrence Steeve Briois. Il connait bien le rôle, puisqu’il m’y avait précédé. Marine m’a en effet nommé vice-président, et je continuerai donc de siéger au bureau exécutif et de participer – en plus de mes responsabilités au Parlement européen – à la direction et à la vie du mouvement. Cette mise en retrait du secrétariat général me permettra aussi de participer pleinement aux débats du congrès et de la refondation, en m’exprimant sur les questions de ligne politique, de stratégie et d’organisation.

Quels sont les enjeux de cette première journée des élus FN à Poitiers dimanche et de cette réunion du comité central qui ne s’était pas réuni depuis trois ans?

Engagé dans un processus de refondation souhaité et initié par Marine Le Pen, il était logique que le Front National réunisse son comité central, tout d’abord pour un échange. Les membres du comité ont également validé l’agenda du congrès, avec lesdifférentes étapes préparatoires, ainsi que le questionnaire qui sera envoyé à tous les adhérents à partir de la semaine prochaine. Concernant la journée des élus, dimanche, elle sera sans doute appelée à se renouveler parce qu’elle est devenue nécessaire. Notre mouvement a changé de format. Le FN compte désormais près de 2000 élus. Ils se battent, à tous les échelons, pour défendre les Français.

Quel bilan tirez-vous de votre action? 

La fonction de secrétaire général est exaltante car elle permet d’être en prise directe avec le mouvement – ses élus, ses cadres, ses fédérations et ses militants. Je mesure surtout le chemin parcouru depuis 2014. Nous pouvons être fiers d’avoir fait du Front un mouvement implanté et enraciné. Aujourd’hui, nous comptons plus de 1300 conseillers municipaux, 10 maires, 49 conseillers départementaux, 316 conseillers régionaux, 18 députés au Parlement européen, et 10 parlementaires nationaux (députés et sénateurs) qui nous permettent de nous affirmer comme une force d’opposition et de proposition. Nous pensons avoir démontré notre capacité de gestion dans les communes.

Depuis le départ de Florian Philippot, Marine Le Pen a effectué des changements dans l’organisation du FN. Quels en sont le sens et l’objectif?

Être plus efficaces, plus performants, plus rassembleurs, pour que demain l’alternative nationale que nous incarnons puisse parvenir au pouvoir.

Pourtant, la dernière présidentielle s’est traduite par un échec…

Lechantier de la refondation permettra justement de tenir compte du changement de dimension de notre mouvement, avec ses 10,7 millions de voix obtenues par Marine Le Pen au deuxième tour, mais aussi de dépasser les déceptions du scrutin et les difficultés de ces derniers mois.

Par Emmanuel Galiero le 30/09/2017

Le Figaro