terrorisme

Régime de détention des islamistes : les députés du Front National demandent une commission d’enquête parlementaire

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Communiqué de presse des députés du Front National du 16/01/2018

A la suite de leur visite de la prison de Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, Marine le Pen et Bruno Bilde ont déposé une proposition de résolution. Les députés nationaux exigent qu’une commission d’enquête parlementaire se penche sur les conditions de détention des islamistes dans les établissements pénitentiaires qui en contiennent.

Les agressions de surveillants pénitentiaires survenues à Mont-de-Marsan témoignent de graves failles dans le système carcéral. La représentation nationale doit prendre ses responsabilités pour contrôler l’action du ministère de la Justice ; elle doit aussi formuler des propositions concrètes afin d’endiguer la violence des détenus à l’égard du personnel des prisons. De plus, cette commission permettra d’apprécier l’opportunité d’installer des téléphones fixes dans les cellules des détenus.

Cette commission d’enquête doit associer toutes les sensibilités politiques. Les députés du Front National y ont naturellement leur place, puisqu’ils ont été les premiers à tirer la sonnette d’alarme sur les conséquences du laxisme carcéral. Il s’agit ici de protéger le personnel des prisons ainsi que l’ensemble des Français.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Tendant à la création d’une commission d’enquête relative aux modalités de détention des détenus radicalisés dans les établissements pénitentiaires de la République française

Dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.
Présentée par Messieurs et Mesdames

Marine Le Pen, Bruno Bilde, Ludovic Pajot, Sébastien Chenu, Gilbert Collard, Louis Aliot
Députés.

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Jeudi 11 janvier 2018, la prison de Vendin-Le-Vieil a été le théâtre d’une très violente tentative d’assassinat de trois surveillants pénitentiaires par un détenu condamné pour terrorisme islamiste. Cette agression fait écho à des actes similaires survenus dans d’autres établissements pénitentiaires comme dans les maisons d’arrêt du Val-d’Oise-Osny et de Fresnes. D’autres cas laissent également transparaître un laxisme très gravecomme la sortie d’isolement de détenus radicalisés et remis en détention ique sans aucune mesure de protection particulière.

L’agression de Vendin-le-Vieil nous apprend également qu’un détenu condamné pour terrorisme et placé en isolement a pu facilement se procurer une paire de ciseaux et un couteau de cuisine préalablement aiguisé. C’est une faille très grave dans la législation de la détention qui ne doit pas rester sans réponse.

Il faut attendre une tentative de meurtre pour apprendre que des surveillants pénitentiaires en charge du traitement de ce détenu, n’étaient même pas armés ou bien épaulés par des chiens de défense pour parer toute agression de sa part. Plus grave encore, ces derniers ne sont jamais menottés lors de leur prise en charge par le personnel pénitentiaire.

On le voit bien, l’arsenal législatif et réglementaire n’est plus adapté à cette menace. Il condamne nos surveillants à l’impuissance face à l’explosion de la violence au sein de la population carcérale. C’est pourquoi les islamistes condamnés pour terrorisme ne doivent plus bénéficier du régime d’incarcération de droit commun, mais faire l’objet d’un traitement spécifique qui garantisse la protection du personnel pénitentiaire.

De la même manière, leur accès aux communications téléphoniques est illicite et les procédures de contrôle de ces communications totalement inadaptées aux besoins du renseignement pénitentiaire dans le cadre de la lutte antiterroriste.

Cette proposition de résolution demande donc la création d’une commission d’enquête pour dresser l’état des lieux du traitement des détenus condamnés pour terrorisme dans toutes les prisons françaises. Elle exigerade la part du ministère de la justice et de la hiérarchie pénitentiaire des réponses précises sur les causes d’une multiplication des agressions de surveillants pénitentiaires dans l’enceinte des prisons.

Elle s’intéressera aux modalités de détention des détenus condamnés pour terrorisme, à l’usage clandestin des téléphones portables en cellule, à l’usage autorisé des téléphones fixes, aux mesures carcérales de lutte contre la radicalisation islamiste et plus largement aux conditions de travail du personnel pénitentiaire.

Elle cherchera également à mesurer l’efficacité de l’action publique en la matière, ainsi qu’à évaluer les moyens dont disposent les établissements pénitentiaires pour assurer les missions d’incarcération des détenus à risque.

La commission formulera des propositions relatives à la détention des personnes condamnées pour terrorisme, à la lutte contre la radicalisation islamiste en prison, à la lutte contre l’usage du téléphone, au coût que représentent les traductions nécessaires à la surveillance des appels téléphoniques en cas de généralisation des téléphones portables dans les cellules, à la gestion et à l’équipement du personnel pénitentiaire et à l’opportunité de renforcer les capacités d’accueil des structures carcérales.

PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Article unique

Une commission d’enquête, composée de trente députés, est instituée en application de l’article 137 du Règlement de l’Assemblée nationale. Cette commission sera chargée de dresser l’état des lieux du traitement des détenus condamnés pour terrorisme dans tous les établissements pénitentiaires et de formuler des propositions pour mieux lutter contre la violence et la radicalisation islamiste en prison et mieux assurer la sécurité des personnels.

Front National

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Le Front National et Marine Le Pen, incarnations de la seule opposition de terrain

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Briois 2017

Editorial de Steeve BrioisSG du Front National du 12/01/2018

La présence de Marine Le Pen ce matin, accompagnée de Bruno Bilde, aux côtés des surveillants du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil a démontré, s’il en était vraiment besoin, que nous incarnions la seule opposition de terrain, à la fois par notre capacité de réactivité face aux sollicitations de nos concitoyens, mais surtout par l’adéquation de notre discours avec la réalité.

Cette visite particulièrement intéressante nous aura confirmé que notre critique du laxisme sécuritaire, judiciaire et pénitentiaire n’est pas une vue de l’esprit, mais l’expression d’une réalité aux conséquences dramatiques et aux causes pourtant ignorées à dessein.

Notre administration pénitentiaire, comme l’intégralité de nos compatriotes, est victime de la faiblesse de nos dirigeants politiques et des idéologues, ceux-là même qui pensent que les bourreaux ont le droit à plus de considération que ceux à qui ils pourrissent la vie et le quotidien.

Il ne s’agit pas là de se féliciter que l’actualité nous donne raison, mais bien d’acter que nous sommes aujourd’hui les seuls à ouvrir les yeux, à faire face, et à prôner une réelle politique de fermeté face à l’insécurité, au terrorisme islamiste, et au laxisme généralisé.

Ce début de mandat Macron, censé être le théâtre du renouvellement de la e politique et des méthodes, n’est décidément que la continuité de décennies de tiédeur et de déconnexion entre les élites – politiques et médiatiques – et le peuple français.

Le désenchantement amorcé dès les premiers jours de la gouvernance Macron/Philippe n’en est qu’à ses débuts : les mois à venir le confirmeront, comme en témoigne l’enfumage de première e sur la fausse suppression de la Taxe d’habitation. Là encore, tout était couru d’avance.

Front National

L’attaque islamiste de Saint-Etienne-du-Rouvray aurait pu être évitée : le gouvernement doit apporter des réponses !

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Bay 6 sept 2017

Communiqué de presse de Nicolas BayVice-président du Front NationalDéputé français au Parlement européen du 05/01/2018

Une enquête journalistique fouillée vient révéler ce jour de probables dysfonctionnements d’une rare gravité dans la chaîne opérationnelle du renseignement antiterroriste. Ainsi, non seulement le projet d’attaque ayant conduit au terrible assassinat du père  Hamel, et ses auteurs, auraient pu être identifié et stoppé, mais de surcroît, certains éléments de la hiérarchie de la DRPP auraient sciemment falsifié, en les antidatant, des documents démontrant leurs manquements dans cette affaire.

Cette ignoble attaque islamiste, par sa dimension symbolique, avait profondément traumatisé tous les Français. L’enquête journalistique, révélant des éléments diffusés sur les réseaux sociaux par l’un des deux tueurs islamistes, démontre que l’attaque d’une église et même de celle de Saint-Etienne-du-Rouvray avaient déjà été évoquées.

Président du groupe Front National au Conseil régional de Normandie, ancien élu municipal de la commune voisine d’Elbeuf, je m’associe pleinement à la question écrite adressée par le député Gilbert Collardau Premier ministre ce jour. Toutes les réponses doivent être apportées, toutes les responsabilités doivent être identifiées et sanctionnées, toutes les mesures doivent être prises afin que cela ne se reproduise plus jamais.

Front National

Question au Premier Ministre : Assassinat du Père Hamel

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Collard 2017

Type de question : QE
Ministère interrogé : PMI – Premier Ministre
Question n° 01-00073 du 05 janvier 2018

M. Gilbert Collard interroge M. le Premier Ministre sur le très grave dysfonctionnement qui entache aujourd’hui la réputation des services français du renseignement et plus particulièrement de la hiérarchie de la préfecture de police de Paris.

Il semble désormais acquis que cinq jours avant les faits, un fonctionnaire de la préfecture de police avait intercepté des messages écrits et oraux laissant à penser qu’un prêtre allait être agressé ou assassiné dans une église par un individu fréquentant la mosquée de Saint-Étienne du Rouvray.

Il était donc prévisible que le père Hamel courait un grand danger d’agression voire d’assassinat ; ce qui se produisit cinq jours plus tard.

Cet agent méritant avait donc immédiatement rédigé une note d’avertissement urgente, afin de prévenir sa hiérarchie et dans ce cas précis de sauver la vie d’un prêtre.

Malheureusement, durant le week-end, cette note a été bloquée dans les méandres hiérarchiques de la préfecture de police de Paris..

Cependant, les fautes déontologiques les plus graves ont été commises par les responsables hiérarchiques de la préfecture ; puisqu’ils ont convoqué l’auteur de la note pertinente afin de lui demander de la rédiger à nouveau et de la postdater de deux jours.

Ce très grave dysfonctionnement, doublée d’une faute déontologique, amène Monsieur Gilbert Collard à interpeller le ministre sur un certain nombre de questions :

Tout d’abord Monsieur Collard souhaiterait savoir si le gouvernement en place depuis maintenant plus de six mois était informé ou non de ce qu’il faut bien appeler une bavure. Il est en effet inconcevable qu’un ministre puisse rester à son poste si il avait eu connaissance sans réagir d’aussi graves ratés et manquements au sein de sa propre administration. Il convient de rappeler que le ministre est le chef de ses propres services. Donc, soit le ministre a manqué à son obligation générale de surveillance s’il n’était pas informé. Soit, il a menti à ses administrés et au clergé s’il avait été informé des événements de juillet 2016 : dans les deux cas, le ministre de l’intérieur ne peut que présenter sa démission.

La seconde série de questions concerne bien évidemment le volet pénal : Monsieur Gilbert Collard souhaiterait savoir si le ministre de l’intérieur a d’ores et déjà saisis le procureur de la république pour lesfaits gravissimes suivants : la non-assistance à personne en danger de mort ainsi que le faux usage de faux en matière administrative.

Une troisième série de questions concerne bien évidemment le sort judiciaire qu’il conviendrait de réserver au ministre de l’intérieur en exercice au moment des faits, à savoir Maître Bernard Cazeneuve . Il serait en effet inconcevable, dans l’hypothèse d’une mise en cause pénale de la hiérarchie, que leur ministre, supérieur hiérarchique, ne soit pas entendu par la Cour de justice de la République, s’il s’était rendu coupable ou coauteur d’éventuelles infractions pénales précédemment évoquées .

Une dernière série de questions concerne la réorganisation en profondeur des services du renseignement intérieur, ainsi que le remplacement immédiat de toute la chaîne hiérarchique responsable d’un dysfonctionnement aussi caractérisé.

Le démantèlement des Renseignements généraux sous la Présidence Sarkozy était elle pertinente ?

Front National

Politique de la France et de ses alliés dans le conflit irako-syrien : les révélations s’accumulent, le gouvernement reste muet

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Marine AssembleenationaleCommuniqué de presse de Marine Le Pen, député du Pas-de-Calais, Présidente du Front National du 15/12/2017

Pas un jour sans que la presse révèle des faits soulignant l’ambigüité des pays occidentaux dans le conflit irako-syrien et donc dans la lutte contre l’Etat Islamique.

Avant-hier, l’entreprise Lafarge, accusée d’avoir payé  Daesh pour pouvoir continuer son business, expliquait que le gouvernement via le Ministère des Affaires étrangères était tout à fait au courant ; la révélation d’hier, encore plus grave, nous confirmait que des armes fournies par les États-Unis et ses alliés (et donc la France) avaient in fine atterri dans les mains des djihadistes de l’Etat Islamique.

Le Front National a toujours dénoncé cette politique de soutien à des rebelles syriens modérés, car il savait que ces soi-disant modérés étaient au mieux complices des islamistes et au pire eux-mêmes djihadistes. Rappelons-nous les propos de M. Fabius sur Al-Nosra!

Marine Le Pen a déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale le 13 octobre 2017 une proposition de résolution demandant la création d’une Commission d’enquête parlementaire sur le rôle du ministère des Affaires étrangères dans ce conflit. Elle n’a toujours pas été mise à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Suite aux annonces formulées par l’Union Européenne de déblocage de fonds pour la reconstruction de la Syrie, Marine Le Pen a sollicité le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères le 24 novembredernier, là encore pas de réponse du gouvernement.

Les différentes révélations sur le conflit syrien montrent jour après jour qu’un certain nombre de choix stratégiques se sont avérés désastreux pour la paix dans cette région. Pour ne pas reproduire les mêmes erreurs, Marine Le Pen demande au gouvernement des explications sur ses choix politiques passés et futurs.

Front National

Lettre de Marine Le Pen à M. le Ministre des Affaires étrangères du 01/12/2017

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Marine Assembleenationale

Lettre de Marine Le Pen à M. le Ministre des Affaires étrangères du 01/12/2017

Objet : Plan d’aide à la reconstruction de la Syrie

Monsieur le ministre,

Les défaites successives de l’Etat Islamiste en Irak et en Syrie et la reconquête des territoires occupés marquent un tournant dans la guerre qui ravage cette région depuis des années.

Même si la Paix est encore loin, la fin de l’occupation territoriale de Daesh est la première étape pour le rétablissement d’une vie normale dans ces zones.

Depuis la fin des hostilités on assiste à un retour des réfugiés dans les zones où la guerre et plus largement les violences se sont estompées (cf. Déclaration du HCR de juin 2017).

L’Union Européenne a lancé une action fortement dotée pour aider à la reconstruction de la Syrie (« le processus de Bruxelles ») ; c’est sur cette action que je souhaiterais avoir quelques précisions.

Il me semble en effet indispensable de ne pas réitérer les graves erreurs qu’ont été le soutien politique à des rebelles soi-disant modérées et la fourniture d’armes directe ou indirecte à des organisations peu fiables voire terroristes.

Ces erreurs ont clairement participé à entretenir ces conflits dans la durée.

Ainsi je souhaite tout d’abord connaitre la position de la France sur ce dossier et plus globalement la politique mise en œuvre sur le sujet de l’aide à la reconstruction en Syrie.

Pourriez-vous me préciser quels sont les montants concernés par cette action et quelle sera la répartition entre l’Union Européenne et les États membres.

Pourriez-vous m’indiquer si des fonds ont déjà été débloqué et le cas échéant à qui ont-ils été versés.

Ces fonds seront ils versés directement ou via des intermédiaires ? Si ce sont via des intermédiaires, lesquels ? Quelles seront les interactions avec les autorités syriennes légitimes et avec l’opposition ?

Ensuite, je souhaiterais connaitre les critères qui seront retenus pour l’attribution de ces fonds

La fin de l’état Islamiste est certes une bonne nouvelle mais Il est nécessaire que les erreurs du passé ne soient pas réitérés et que ces fonds ne servent pas à poursuivre la guerre civile qui ravage la Syrie et dont notre pays, que ce soit de façon directe et indirecte, en subit les conséquences.

Je vous prie de croire, Monsieur le ministre, à l’expression de mes salutations distinguées.

Front National

Communiqué de presse de Marine Le Pen et du Front National du 24/11/2017

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Marine 11112017

Communiqué de presse de Marine Le Pen et du Front National du 24/11/2017

Le terrorisme islamiste vient encore de semer la mort en Egypte, massacrant au moins 235 personnes et blessant plusieurs centaines d’autres dans la mosquée Al-Rawda située au nord du Sinaï.

Cette mosquée est connue pour appartenir au soufisme, un courant mystique de l’islam, considéré comme hérétique par le groupe Etat Islamique qui est omniprésent dans la péninsule et contre lequel le gouvernement égyptien mène une guerre sans merci depuis plusieurs années.

Cet islamisme aveugle et criminel qui entend éliminer tout ce qui n’est pas lui, franchit un nouveau degré dans l’horreur. L’attentat a fauché des innocents venus prier paisiblement, parmi lesquels un grand nombre de policiers et de militaires égyptiens.

Le Front National et sa présidente  condamnent fermement cet acte odieux et présentent leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes et au peuple égyptien.

Cette tuerie nous rappelle dramatiquement que les défaites successives de l’organisation Etat Islamique en Irak et en Syrie ne doivent pas nous faire baisser la garde ; le terrorisme se poursuivra par d’autres moyens et sur d’autres théâtres. Plus que jamais, la France, tout en prenant enfin à bras le corps la lutte contre cette idéologie mortifère sur son propre sol, doit se tenir aux côtés de tous les pays qui font du combat contre le fondamentalisme islamiste une priorité, à commencer par l’Egypte du président Abdel Fattah al-Sissi.

Front National